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Mise en garde de Jimmy Carter contre un regain de violence au Soudan


L’ancien président américain Jimmy Carter pense que le président Soudanais Omar el-Béchir devra sans doute affronter un de ses opposants au second tour de la prochaine présidentielle. Il a également mis en garde contre la recrudescence de la violence dans ce pays à l’approche du scrutin prévu au mois d’avril.

M. Carter, qui a créé la fondation qui porte son nom, était au Sud-Soudan cette semaine. « Nous ne savons pas si M. el-Béchir remportera la majorité des voix au premier tour, et il y a fort à parier qu’il devra se mesurer à l’un des autres candidats lors d’un second tour » a dit l’ancien président démocrate.

L’élection doit avoir lieu le 11 avril. Elle sera couplée à des législatives et des régionales. Le candidat à la présidentielle doit recueillir plus de 50% des suffrages pour l’emporter au premier tour. Mais M. Carter a aussi prévenu que cette élection pourrait déclencher une nouvelle vague de violence au Soudan, même s’il espère que les incidents resteront localisés.

« Il s’agit d’une élection qui sera disputée, avec beaucoup d’enjeux et je pense qu’il ne fait aucun doute qu’il y a aura des altercations dans des régions reculées. J’espère qu’elles ne se répandront pas » a-t-il expliqué.

Selon l’historien Edward Thomas, spécialiste du Soudan à l’institut Chatam House de Londres, il y aura beaucoup de candidats à la présidentielle, ce qui devrait être un avantage pour el-Béchir. Néanmoins, a-t-il ajouté, le scrutin devrait quand même être serré.

« Une des raisons qui fait que c’est une élection majeure est que la course reste ouverte. Tous les grands noms qui se sont portés candidats sont motivés par la victoire, et dans un sens c’est un bon signe. On sent qu’il y a une vraie volonté d’entrer en compétition, même si ça ne sera pas totalement libre et transparent », dit M. Thomas.

Le Centre Carter est la seule ONG qui a suivi le processus électoral au Soudan depuis le début, mais en avril, d’autres observateurs Européens, Africains et Chinois devraient également se rendre au Soudan pour surveiller le déroulement du scrutin.
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