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Incertitudes sur l’engagement pris par l’UE de soutenir la Grèce


En l'absence d'un plan de sauvetage précis, l'euro a continué de s'effriter après l'annonce par l'Union Européenne (UE) de sa solidarité vis-à-vis d'Athènes. Il faut dire que les difficultés financières de la Grèce font toujours craindre une réaction en chaîne au Portugal et en Espagne, deux autres pays de la zone euro également surendettés.

Jeudi, à l'occasion d'un sommet informel des chefs d'États et de gouvernement à Bruxelles, les dirigeants des 27 ont promis une offensive coordonnée et déterminée pour protéger l'euro, monnaie commune à la Grèce et 15 autres pays de l'UE. Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a dit que les États membres de la zone euro soutiennent les mesures annoncées début février par Athènes, et approuvées par la Commission, pour juguler son déficit. Celui-ci est chiffré à près de 13 % du PIB alors que les 16 pays de la zone euro ne sont pas censés laisser leur déficit se creuser au-delà des 3%.

Aucun argent supplémentaire n'a été offert à Athènes comme s'y attendaient certains observateurs. Mais M. Van Rompuy a fait valoir que de toute façon, la Grèce n'avait pas demandé une nouvelle aide financière.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a rejeté tout scénario de défaut prochain du pays ou de sortie de la zone euro, qualifiant ces hypothèses d'absurdes. « J'apprécie l'engagement des États membres de la zone euro à prendre des mesures déterminées et coordonnées, si besoin était, pour protéger la stabilité financière de la zone » a-t-il annoncé.

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