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La décision de la CPI pourrait entraver le processus de paix au Soudan, estime l’UA


L’Union Africaine (UA) estime que la décision de la Cour Pénale Internationale (CPI) d’ajouter le génocide aux accusations portées contre le président soudanais Omar el-Béchir risque d’entraver le processus de paix.

La recherche de la justice ne doit pas se faire au détriment de celle de la paix, a précisé l’UA dans un communiqué. La décision que vient de prendre la CPI va à contre-courant de ce processus, ajoute le document.

La chambre d’appel de la CPI a demandé mercredi aux juges de première instance de reconsidérer leur décision rendue en 2009 de ne pas poursuivre el-Béchir pour génocide en rapport avec les violences au Darfour. Ces juges avaient inculpé en mars 2009 le président soudanais pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, mais sans retenir l’accusation de génocide, estimant que les preuves avancées étaient insuffisantes.

La chambre d’appel a jugé le contraire, faisant valoir qu’el-Béchir avait cherché à détruire trois des groupes ethniques du Darfour. Le procureur Luis Moreno-Ocampo s’est félicité de la décision de la cour d’appel, de même que le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), l’un des principaux groupes rebelles du Darfour.

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