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Obama en Floride pour témoigner de son engagement en faveur de la création d’emplois


Au lendemain de son premier discours sur l'état de l'Union axé sur l'économie, le président Barack Obama s'est rendu en Floride pour parler du rôle du gouvernement dans la création d'emplois, désormais classée au premier rang des priorités.

Au programme de M. Obama en Floride : l'annonce d'un plan de développement du train à grande vitesse aux États-Unis, programme chiffré à 8 milliards de dollars et qui, selon l'administration, permettra de créer des emplois. Une façon pour le président américain de montrer qu'il entend tenir la promesse faite dans son discours sur l'état de l'Union de réduire le chômage.

« Je veux sans tarder une loi sur l'emploi sur mon bureau », a déclaré M. Obama aux parlementaires, faisant valoir que ces derniers doivent s'attaquer aux problèmes économiques auxquels les Américains sont confrontés depuis plusieurs années.

Mais le Congrès entendra-t-il cet appel? Aujourd'hui, les réactions au discours restaient mitigées. Si les démocrates n'ont pas ménagé leurs compliments au chef de l'exécutif, les républicains sont moins enthousiastes.

« J'avais espéré davantage. Certes, le ton était agréable, mais c'est simplement que sur la question des politiques, il ne m'a pas semblé qu'il a vraiment beaucoup appris ces deux dernières semaines », soit depuis que les démocrates ont perdu leur super-majorité au Sénat, a expliqué le sénateur républicain Bob Corker du Tennessee.

Pourtant, le chef de la minorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell, s'est dit prêt aujourd'hui à coopérer avec M. Obama dans le domaine du commerce et du nucléaire. Le président a appelé dans son discours à doubler les exportations pour réduire le chômage aux Etats-Unis. Il a également encouragé le Congrès à adopter les accords commerciaux qui traînent à Capitol Hill.

Toujours concernant la politique étrangère, le Proche-Orient a été le grand absent du discours de M. Obama. Le président n'a pas mentionné le conflit israélo-palestinien et pour les protagonistes, c'est un pas en arrière dans le processus de paix.

« L'administration Obama n'a pas réussi à relancer le processus et je crois que le président ne peut pas se permettre - étant donné les résultats pour l'instant et le fait qu'il s'agit d'une année électorale aux États-Unis - de s'attaquer à des questions audacieuses qui pourraient être très risquées pour lui » a estimé l'analyste israélien Eitan Gilboa.

De leur côté, des palestiniens se disent désabusés. « Les Israéliens, ils veulent les terres, ils veulent la paix, ils veulent la sécurité, ils veulent tout. C'est pourquoi je sais qu'Obama ne peut rien faire » a déclaré un homme d'affaire de Jérusalem-Est, Ali Abu Garbiyeh.

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