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Obama, plus attentif à l’économie


Le président Barack Obama met la dernière main à son premier discours sur l’état de l’Union qu’il prononcera mercredi soir devant les deux Chambres du Congrès. On s’attend à ce que cette allocution soit axée sur l’économie et plus particulièrement les finances publiques.

Auparavant, le chef de l’exécutif avait annoncé son intention de limiter la taille des banques, en les réorientant vers leur principal rôle, à savoir le financement de l'économie réelle : collecter des dépôts et accorder des crédits aux particuliers tout comme aux entreprises. Jusqu'à présent, la Maison-Blanche avait évoqué des mesures plus financières, comme la création d'une taxe destinée à recouvrer l'aide publique accordée aux cinquante principales banques pendant la crise.

M. Obama souhaite avant tout éviter une nouvelle crise, telle que celle qui vient de dévaster l’économie américaine tout en fragilisant le reste de la planète.

Plusieurs mesures ont été annoncées, pour limiter les risques pris par les banques américaines, dont la limitation de la taille de leurs actifs, et l'interdiction, pour les établissements recueillant l'épargne des particuliers, de posséder des fonds d'investissement spéculatifs, ou de les financer, comme le font actuellement les grandes banques américaines.

« Le contribuable américain ne sera plus jamais pris en otage par une banque trop grande pour qu’on la laisse faire faillite » s’est exclamé le président Obama.

Le chef de l’exécutif a ajouté qu'interdiction serait faite aux banques collectant des dépôts de s'adonner à la spéculation « pour compte propre », une pratique généralisée aux États-Unis.

« Au cours des dernières années, trop de sociétés financières ont mis l'argent du contribuable en danger en gérant des fonds de couverture et des fonds de capitaux privés et en faisant des investissements plus risqués pour récolter des bénéfices rapides. Ces sociétés ont pris ces risques en profitant des privilèges financiers spéciaux qui sont réservés uniquement aux banques » a expliqué M. Obama.

Néanmoins, le chef de l’exécutif n’a pas demandé le rétablissement du « Glass-Steagall Act » de 1933, une législation adoptée après la crise de 1929 qui avait instauré une stricte séparation entre banques de dépôts et banques d'investissement pour éviter justement le type de crise que l’on vient de connaitre. Cette loi avait été abrogée en 1999, sous l’administration du démocrate Bill Clinton, mais avec le soutien des républicains. Les experts font valoir que l’ancienne loi ne répond plus aux réalités des marchés financiers mondiaux.

Mais en annonçant les nouvelles mesures qu’il envisage, M. Obama a en fait écouté l’un des partisans du Glass-Steagall Act, l’ancien président de la Réserve fédérale Paul Volcker. D’où le surnom donné par le président à ces mesures : « Volcker Rule » - le règlement Volcker.

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