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Jos: 150 corps retirés de puits


Les corps d’au moins 150 victimes des violences survenues entre chrétiens et musulmans à Jos, dans le centre du Nigéria, ont été retirés de plusieurs puits.

Selon un dirigeant musulman, Mohammed Tanko Shittu, d’autres dépouilles continuent d’être localisées. Samedi, l’ONG de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a déclaré que certaines des victimes avaient été brûlées vivantes.

On chiffre maintenant à plus de 200 morts le bilan des affrontements qui ont duré quatre jours entre milices armées de machettes, couteaux et armes à feu, qui s’en sont pris à des centaines de personnes.

Selon la Croix-Rouge, au moins 17 000 déplacés se sont réfugiés dans des écoles, casernes et hôpitaux. Des milliers d’entre eux n’osent toujours pas réintégrer leurs domiciles.

On ignore l’origine exacte des violences, mais Jos connait depuis des années de vives tensions entre chrétiens et musulmans. Il s’agissait de la quatrième vague de violence mortelle dans la ville en dix ans. Le ministre de la police, Ibrahim Yakubu Lame, en a rendu responsables, sans les nommer, « des individus haut-placés dans la société » qui, selon lui, exploitent l’ignorance et la pauvreté des populations au nom de la religion.

L’ambassade des États-Unis au Nigéria a appelé le gouvernement à poursuivre en justice les responsables des violences.

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