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Le président Barack Obama, un an après


Le président Obama va prononcer le 27 janvier son premier discours sur l’état de l’Union, indique le porte-parole de la Maison Blanche. Un an après son accession à la magistrature suprême, le chef de l’exécutif mettra l’accent, dit-on, sur son œuvre législative et les priorités nationales. L’administration Obama a notamment eu à gérer une économie chancelante, deux guerres, un débat nourri sur l’assurance-maladie, et maintenant la crise humanitaire en Haïti.


L’investiture, en janvier 2009, de Barack Obama comme 44e président des Etats-Unis avait suscité de grandes attentes et un taux d’approbation tout aussi élevé. Toutefois, sa première année à la Maison Blanche n’a pas été de tout repos.
Barack Obama était arrivé à la Maison Blanche dans une atmosphère d’optimisme et de changement, mais bien conscient des graves problèmes hérités de la précédente administration.
« Aujourd’hui, je vous dis que les défis qui nous attendent sont réels, sérieux et nombreux. Ils ne pourront pas être aisément ou rapidement relevés. Mais sachez-le, peuple américain, ils seront relevés. »
Ces défis incluaient une économie domestique chancelante, des conflits en Afghanistan et en Irak, un engagement à honorer sa promesse électorale d’une réforme de l’assurance-maladie.
Vers la fin de sa première année, Barack Obama se trouve confronté à une catastrophe humanitaire en Haïti, ainsi qu'à la résurgence de la menace terroriste.
Un récent sondage d’opinions conduit par l’université Quinnipiac situe sa cote de popularité à 45%, tout comme sa cote défavorable.
« Ils aiment Obama au plan personnel. Ils le trouvent digne de confiance et honnête. Ils pensent qu’il est un leader fort, mais ils disent qu’ils n’approuvent pas nécessairement toutes ses décisions sur les questions qui les préoccupent », explique Peter Brown, l’auteur du sondage de l’université Quinnipiac. Selon cet expert, les Américains souhaiteraient que le président Obama consacre plus de temps à l’économie nationale ; par contre, ils n’aiment pas le projet de réforme de l’assurance-maladie.


Ce projet a eu un effet galvanisant sur la politique américaine. Les inquiétudes concernant le coût de la réforme et l’intrusion du gouvernement dans le secteur privé ont suscité la colère de la base du parti républicain. Cela pourrait aider les républicains lors des élections de mi-mandat de novembre, estime Mitch McConnell du Kentucky, leader de la minorité républicaine au Sénat.
« J’ai grand espoir qu’un bon nombre de démocrates se réveilleront pour dire: nous ne devons pas faire un pied-de-nez au peuple américain et lui fourrer tout cela dans la gorge quoiqu’il en pense ; c’est un acte d’une incroyable arrogance », a déclaré le sénateur McConnell.
Certains libéraux sont déçus des compromis acceptés par le président Obama sur l’assurance-maladie et de sa décision d’envoyer 30 000 soldats additionnels en Afghanistan. Pour le leader des droits civiques Julian Bond, les démocrates attendaient un peu trop du président Obama : « Personne ne pouvait réellement attendre de ce monsieur - qui héritait de deux guerres, d’une panne du système financier, qui héritait de tous ces problèmes – qu’il puisse les résoudre d’un coup de baguette magique », a dit M. Bond.
La plupart des experts prédisent des gains des républicains au Congrès lors des élections de novembre.

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