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CAN 2010 : match nul pour l’Angola et le Mali, alors que les Éperviers rentraient au Togo


La sélection angolaise, les « Palancas Negras » et les « Aigles » du Mali ont fait match nul (4-4), à l'issue du match d'ouverture de cette Coupe d'Afrique des Nations 2010 qui s'est déroulé hier à Luanda.

Alors même que le président angolais Jose Eduardo Dos Santos inaugurait cette 27ème édition de la coupe, l'équipe du Togo se retirait de la compétition. Les Éperviers devaient affronter le Ghana aujourd'hui pour leur premier match. Après l'attentat, certains joueurs avaient demandé leur rapatriement au Togo, avant de changer d'avis suite à une réunion de leur équipe. Finalement, le capitaine des Éperviers, Emmanuel Adebayor, a déclaré hier que le président Faure Gnassingbé lui avait demandé de rentrer au Togo. « C'est ce qui a fait la différence », a-t-il dit à Radio Monte-Carlo (RMC).

L'autobus des Éperviers a essuyé vendredi une intense fusillade de séparatistes, alors qu'il entrait dans la province de Cabinda, au Nord de l'Angola, en provenance de Pointe-Noire (Congo) où la sélection du Togo avait effectué son stage de préparation pour la CAN. L'attaque, qui a fait 7 blessés, a également coûté la vie au chargé de communication de l'équipe, Stanislas Ocloo, et à l'entraîneur-adjoint, Abalo Amelete.

L'attentat a été revendiqué par le Front de libération de l'enclave de Cabinda (Flec). Le dirigeant du mouvement, Joao Batists, a dit à la Voix de l'Amérique que les insurgés ne visaient pas les joueurs Togolais, mais plutôt les forces de sécurité angolaises.

La participation des Éperviers à la compétition est restée incertaine toute la journée de dimanche, les négociations se poursuivant entre la Confédération africaine de football (CAF), les organisateurs angolais et les autorités togolaises. Mais finalement, le Premier ministre togolais, Gilbert Houngbo, a envoyé un avion en Angola pour rapatrier l'équipe dans la soirée.

Le gouvernement togolais reproche à l'Angola de ne pas l'avoir averti des dangers présentés par l'insécurité régnante dans l'enclave de Cabinda. Ce à quoi Luanda rétorque que l'équipe a enfreint aux règlements de la CAF qui prévoit que toutes les équipes se déplacent par avion. Pour le premier ministre angolais Paulo Kassoma, la fusillade reste « un acte isolé », et il a assuré le président de la CAF, Issa Hayatou, de la sécurité de toutes les sélections présentes en Angola.

Le prochain match du groupe A est prévu aujourd'hui avec l'opposition du Malawi face à l'Algérie. Disputé à Cabinda, le groupe B de la Coupe d'Afrique des nations Orange doit également s'ouvrir aujourd'hui avec le match Burkina Faso-Côte d'Ivoire. Deux autres sites abritent les matches de la phase finale de la CAN : Lubango (Sud) et Benguela (Centre Sud).

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