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Proche-Orient: phase cruciale dans les négociations entre Israel et le Hamas palestinien


A l’issue de réunions-marathon de haut niveau à Jérusalem, Israël s’achemine vers l’échange d’un millier de détenus palestiniens contre le soldat Gilad Shalit. Ce dernier avait été enlevé il y a trois ans et demi, en Israle, par le Hamas palestinien, qui le détient dans la Bande de Gaza.

Le gouvernement israélien fait tout pour parvenir à un accord, affirme le ministre israélien de la Défense, Ehud Barack. « C’est un devoir suprême de ramener le soldat captif à la maison, mais pas à n’importe quel prix », a déclaré Ehud Barak, général à la retraite et ancien chef d’état-major de l’armée israélienne.

Les négociations achoppent sur le sort d’une vingtaine de militants palestiniens responsables d’attaques meurtrières contre des Israéliens. Dans sa dernière réponse au Hamas, Israël exige que ces détenus soient déportés à Gaza ou à l’étranger, mais exclut leur retour en Cisjordanie.

Pour le Hamas, ces hommes doivent rentrer en Cisjordanie, et l’exigence israélienne ne peut qu’empêcher la conclusion d’un accord. « Gilat Shalit ne verra pas la lumière du jour tant qu’Israël n’acceptera pas le retour des ces hommes en Cisjordanie », a fait savoir Izzat Rashak, un responsable du mouvement palestinien.

La question de l’échange de prisonniers entre le Hamas et Israël suscite des réactions mitigées en Israël. Beaucoup d’Israéliens disent comprendre la campagne menée par les parents du soldat Shalit pour obtenir sa libération. Israël a déjà procédé à des échanges inéquitables de prisonniers par le passé, et il n’ya pas de saison de différer celui de Gilat contre un millier Palestiniens, a dit son père, Noam Gilat.

Pour d’autres Israéliens, un tel échange constituerait une grave erreur dans la mesure où il renforcerait le Hamas et affaiblirait les Palestiniens modérés ; ce qui, disent-ils, contribuerait à un regain de violence et de chantage terroriste.

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