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Conférence de Copenhague : la colère des pays pauvres


Les pays africains et les autres pays en développement ont brièvement suspendu leurs participations aux travaux de la Conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique pour protester contre le calendrier des négociations. Ils accusent les pays développés de vouloir détruire le protocole de Kyoto. Ce protocole, qui arrive à expiration en 2012, limite les émissions de gaz carbonique par les pays industrialisés.

Les délégués des pays en développement demandent des assurances que le traité demeurera en place jusqu’à ce qu’un consensus intervienne sur un nouveau traité. Ils demandent que les pays riches assument le coût des initiatives antipollution. « Le fait que les occidentaux veuillent mettre de côté tous les engagements pris dans le protocole de Kyoto voudrait tout simplement dire que seuls les Africains vont prendre les engagements pour la réduction des gaz à effetd e serre », a expliqué Marc Ona Essangui, secrétaire exécutif de l’ONG Brainforest.

Ces dissensions interviennent à quelques jours de l’arrivée des chefs, y compris le président Barack Obama, pour leur sommet de vendredi, à Copenhague. Il y a des chances que le sommet échoue, a dit le Premier ministre australien Kevin Rudd, lundi. Pour sa part, le ministre britannique chargé du Changement climatique, Ed Miliband, a appelé à un sens plus aigu de l’urgence de la situation à la conférence de Copenhague.

Toutefois, le secrétaire général de l’ONU se dit confiant que les gouvernements du monde s’acheminent vers un accord équitable sur le changement climatique. « Le temps presse », a déclaré Ban Ki-moon avant de quitter New York pour Copenhague. Chaque pays doit faire sa part pour qu’on aboutisse à un accord à Copenhague, a-t-il déclaré.

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