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Thanksgiving, l’occasion pour les Américains d’exprimer leur gratitude



On dit de Thanksgiving, fériée même par Wall Street, qu’elle est la plus américaine de toutes les fêtes. Il faut dire qu’elle est traditionnellement l’occasion pour les Américains de réfléchir aux bienfaits qu’ils ont reçu – famille, vies personnelles, communauté. Même s’ils sont toujours en guerre, en Afghanistan.

A Washington, sur le Mall, la grande esplanade qui sépare la Maison-Blanche du Congrès, une jeune commerçante s’estimait heureuse cette semaine de pouvoir vendre des hot-dogs dans le froid et sous la pluie.

« Je peux avoir la liberté d'expression et je peux gagner ma vie. Rien ne me retient. Et je suis reconnaissante au gouvernement. Nous avons un gouvernement merveilleux, ce qui n’est pas le cas partout. C'est pour cela que je travaille près du Capitole des États-Unis », expliquait Mariah Silver Jenkins.

La gratitude des Américains se manifeste par le repas copieux de la Thanksgiving : dinde rôtie, sauces aux airelles, patates douces couvertes de guimauve, et des tartes ou soupes aux potirons, le tout arrosé de cidre et de bon vin. Mais souvent, ce n’est pas le festin qui intéresse le plus les membres des familles, mais plutôt les témoignages d’intérêt, d’affection, de gratitude qu’ils s’offrent mutuellement.

« Je me sens toujours reconnaissante, aussi loin que j’habite de ma famille, car ma mère trouve toujours une façon de s'assurer que je sois bien rentrée chez moi la nuit tombée. Elle essaie de le faire de façon discrète, pour que cela ne semble pas trop évident » affirme une étudiante de l’Indiana, Emily Ragsdale, aujourd’hui installée à New York. Cette attention motivée par l’amour maternelle est ce qui la touche le plus.

A Boston, Lee Oestreicher, un guide âgé de 65 ans, n’a plus ses parents depuis longtemps, et donc personne avec qui festoyer. Mais il n’est pas seul, s’empresse-t-il d’ajouter. Il souffre d’insomnies, mais sait qu’au cours de la nuit il pourra appeler un groupe de volontaires qui se proposent de converser avec des personnes ayant besoin de contact humain.

« Bien que je n’ai pas d'habitude d’appeler les gens à trois heures du matin, le fait de savoir qu’ils sont disponibles a illuminé nombre de mes vigiles matinales » déclare M. Oestreicher.

Victimes d’accidents, nouveaux parents, réfugiés de la Nouvelle-Orléans après l’ouragan Katrina, anciens drogués. Mêmes des sans-abris réintégrés dans la société évoquent, à l’occasion de la Thanksgiving, les bienfaits de la vie dont ils sont reconnaissants.

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