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Palin règle ses comptes dans son autobiographie


Sarah Palin, la candidate malheureuse à la vice-présidence des États-Unis en 2008 aux côtés du républicain John McCain, a publié mardi ses mémoires, déjà propulsées au sommet de la liste des meilleures ventes du site Amazon, en raison des commandes.

Dans cette autobiographie, « Going Rogue : an American life », c'est-à-dire « Devenir rebelle, une vie américaine », Mme Palin règle ses comptes, notamment avec les responsables de la campagne de John McCain. Elle évoque notamment son interview désastreuse avec la chef d’antenne de CBS, Katie Couric, durant laquelle elle avait refusé de nommer les journaux et magazines qu’elle lisait régulièrement.

Lors d’un entretien avec Oprah Winfrey, qui consacrait mardi son émission à l'ex-gouverneure de l'Alaska, Mme Palin a dit que la réaction des collaborateurs de McCain l’avait surprise.

« Les collaborateurs ont dit : ‘‘Bien fait, bien, vous montrez votre indépendance, c’est ce que l’Amérique a besoin de voir, et c’était une bonne interview.’’ Et moi je me disais : Si vous pensez que c’était une bonne interview, je ne sais vraiment pas ce que c’est qu’une mauvaise interview parce que moi, je sais que ce n’en était pas une bonne » a expliqué Mme Palin.

L’ex-colistière de McCain ne précise pas dans son ouvrage si elle compte briguer à nouveau la vice-présidence, ou même la Maison-Blanche, comme l’espèrent nombre de ses admirateurs. Les sondages montrent qu’elle divise toujours l’électorat, et selon une enquête récente menée pour le compte de la chaine CNN, 7 Américains sur dix estiment qu'elle n'est pas qualifiée pour la présidence des États-Unis.


Écrit avec l'aide de la journaliste et auteure Lynn Vincent, l’autobiographie retrace la vie de Mme Palin depuis sa naissance dans l'Idaho jusqu'à sa démission de son poste de gouverneure de l'Alaska cette année.


Les collaborateurs de McCain n’ont pas été tendres face aux fuites sur l’ouvrage, allant jusqu’à déclarer publiquement que le parti républicain irait droit à la catastrophe s’il permettait à Palin de briguer la Maison-Blanche en 2012.

Néanmoins, d’autres membres du parti sont moins négatifs. Ils estiment que si l’on accorde à l’ancienne gouverneure un délai suffisant pour combler ses lacunes, notamment en matière de politique étrangère, elle pourrait devenir une candidate redoutable.

« Je pense que quiconque la sous-estime court le même risque que ceux qui avaient sous-estimé Ronald Reagan » a déclaré l’ancien président de la Chambre sous l’administration Clinton, le républicain Newt Gingrich.

Si Mme Palin reste muette sur ses ambitions, les analystes font valoir qu’elle entamait mercredi dans le Michigan une tournée qui la mènera dans plusieurs autres États-clés sur le plan politique, dont l'Iowa, l'Ohio, la Pennsylvanie, la Floride et la Virginie. En d’autres mots, Mme Palin ira saluer les militants du parti républicain, ceux qui lui sont le plus attachés.

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