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Ouverture du symposium annuel de la Fondation du Prix mondial de l’alimentation  


Les experts et personnalités attendus à ce forum, qui a débuté ce mercredi à Des Moines dans l’Iowa, devaient se pencher sur les moyens d’augmenter la production agricole aussi bien aux États-Unis qu’àtravers le monde, alors même que, selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM), le nombre de personnes affamées atteint des niveaux sans précédent : plus d'un milliard d'êtres humains sont sous-alimentés, conséquence des crises alimentaires et économiques mondiales.

A l’occasion du symposium de Des Moines, le Prix mondial de l’alimentation sera remis à un botaniste et généticien renommé, né en Éthiopie et naturalisé citoyen américain. Les travaux de Gebisa Ejeta, professeur à l'université Purdue de l'Indiana, ont considérablement augmenté les stocks alimentaires pour des centaines de millions d'habitants de l'Afrique subsaharienne, a déclaré Kenneth Quinn, président de la Fondation du Prix mondial de l'alimentation.

Le Prix mondial de l'alimentation, qui avait été fondé par Norman Borlaug, le père de la « Révolution Verte », est attribué chaque année à des individus qui ont grandement contribué à la qualité, à la quantité et à la disponibilité des vivres dans le monde.

Avant d’émigrer aux États-Unis, le professeur Ejeta avait mis au point la première variété hybride de sorgho résistant à la sécheresse. Plus tard, avec un collègue de l'université Purdue, il a créé une variété de cette céréale résistante au striga parasite.

Parmi les personnalités attendues au symposium : l’ancien président mozambicain Joaquim Chissano, mais également le secrétaire américain à l’Agriculture Tom Vilsack, et l’ancien patron de Microsoft, Bill Gates, dont la fondation est très active en Afrique.

M. Vilsack a récemment annoncé la création d’un nouveau service au sein du ministère de l’agriculture, chargé d’améliorer la production agricole et la sécurité alimentaire, et orienté vers les nouvelles sources d’énergie et la protection de l’environnement.

« La science au ministère de l’agriculture doit changer pour répondre à ces pressions, garantir la pérennité des aliments, des combustibles et fibres aux Etats-Unis et s’attaquer à certains des problèmes les plus réfractaires du pays et du monde » a déclaré M. Vilsack.

Rappelons que lors de son voyage au Ghana en juillet, le président Barack Obama avait souligné l’engagement des États-Unis à fournir 3,5 milliards de dollars pour redynamiser le secteur agricole africain.

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