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Somalie: la solution passe par le renforcement du gouvernement intérimaire, estime Walid Phares


Les deux principaux groupes d’insurgés somaliens, Al-Shabab et Hizbul Islam, ont conclu un accord de cessez le feu après les affrontements pour le contrôle de la ville portuaire de Kismayo, dans le Sud du pays.

Les Chebab, « les jeunes » en arabe et Hizb al Islam, le parti islamique ont déclaré qu’ils allaient régler leurs différends devant un tribunal islamique. Ils entendent aussi continuer leurs attaques communes contre le gouvernement somalien et la force de maintien de la paix de l’Union africaine.

En mai dernier les deux factions avaient lancé une offensive conjointe pour renverser le fragile gouvernement de transition du président modéré Chérif Cheikh Ahmed . Les Chebab et le Hizb al Islam contrôlent à présent le Sud, une bonne partie du Centre et les 3/4 de Mogadiscio, où ils ont déjà imposé une forme très stricte de la charia, ou loi islamique.
Dirigés par l’émir Cheikh Mouktar Abou Zoubeir, les Chebab sont composés de groupes pro-jihadistes plus ou moins autonomes.

Le Hezb al-Islam est, lui, plus structuré et politisé. Il est dirigé par le leader radical Cheikh Hassan Dahir Aweys, ancien frère d’armes de l’actuel président somalien.La Somalie est plongée dans une guerre civile et l’anarchie depuis plus de 18 ans. Depuis 2007, ce conflit larvé a fait 18 mille morts et près d’un million et demi de personnes déplacées dont près de 200 mille depuis le mois de mai.

Comment mettre fin à cette instabilité ? Walid Pharès, chercheur et directeur du projet sur le terrorisme à la Fondation pour la défense des démocraties à Washington, souligne l’absence d’un plan international pour la Somalie. La solution réside dans le gouvernement de transition : il faut renforcer ses assises et mettre sur pied des projets socio-économiques afin d’inclure la population civile et faire aboutir le processus politique, a-t-il cet entretien accordé à Lamia Gritli.


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