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Le gouvernement sierra léonais dénonce le rapport d’Amnesty sur la mortalité maternelle dans ce pays


Le gouvernement sierra-léonais s'insurge contre un rapport de l’ONG de défense des droits humains Amnesty International (AI), qui affirme que dans ce pays, une femme sur huit décède pendant une grossesse ou un accouchement.

Selon le plus haut responsable médical du pays, le Dr Kizito Dawo, Amnesty a utilisé pour rédiger son rapport un grand nombre de statistiques qui ont été prises hors de contexte. De surcroît, dit-il, l’ONG n’a pas consulté le gouvernement avant de publier son étude mardi.

Au moment où l’Assemblée générale des Nations Unies devait discuter de l’accroissement du financement des soins de santé à travers le monde, AI avait affirmé dans son rapport intitulé, « Out of Reach: The Cost of Maternal Health in Sierra Leone », que la Sierra Léone avait l'un des taux de mortalité maternelle les plus élevés au monde.

La plupart des victimes meurent avant d’arriver à l’hôpital soit parce qu’elles vivent trop loin d’un centre de santé, soit parce qu’elles n’ont pas les moyens financiers de bénéficier de soins, disait Amnesty dans son rapport. Moins de la moitié des naissances en Sierra Léone se passent en présence d’une personne compétente, et moins d’un accouchement sur cinq a lieu dans un centre de santé, ajoutait AI. Pour l’ONG, il s’agit d’un droit humain qui est bafoué, en dépit de la promesse du gouvernement de fournir des soins médicaux gratuits à toutes les femmes enceintes.

Le rapport n’a pas été apprécié par le gouvernement sierra léonais. Le ministre adjoint de la Santé, Mohamed Koroma, a fait valoir que certaines de ses conclusions sont « complètement erronées ».

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