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La réforme du système financier et bancaire mondial sera au cœur des débats du G20


Les chefs d'État et de gouvernement des pays du G-2O se réunissent jeudi et vendredi à Pittsburgh, aux États-Unis. La réforme du système financier et bancaire mondial sera au cœur des débats. Concernant la crise actuelle, le pire est passé pour l'économie mondiale, affirment les responsables des banques centrales mondiales, mais la situation demeure fragile.

Selon le président de la Réserve fédérale, M. Ben Bernanke, il est « très probable » que la récession actuelle est terminée aux États-Unis. Néanmoins, a estimé M. Bernanke, l'économie américaine restera faible pendant quelque temps encore, et le chômage ne se résorbera que lentement. L'ère de la consommation débridée étant révolue, l'administration Obama est en quête de nouveaux moyens de croissance.

Les investissements du secteur public dans l'infrastructure et les nouvelles énergies semblent être une option prometteuse, mais ces projets sont coûteux et pourraient alourdir une dette nationale déjà faramineuse. La Maison-Blanche estime que le déficit du budget fédéral atteindra 11% du produit intérieur brut (PIB) au cours de l'année budgétaire qui prendra fin le 30 septembre, contre 3% l'année précédente.

La dette nationale va presque doubler au cours de la prochaine décennie pour atteindre 23 mille milliards de dollars - soit 76,5 % du PIB, a indiqué la Maison-Blanche. La Chine, qui est l'un des pays qui détiennent les plus grandes quantités d'obligations du Trésor américain, s'inquiète de ces importants déficits qui risquent de réduire davantage la valeur du dollar américain et de leur portefeuille d'actions.

Également au menu du sommet du G20 : la réglementation de la rémunération totale versée aux banquiers. Il s'agit de modifier la façon dont les primes des banquiers sont versées, pour dresser des garde-fous qui empêcheraient l'éclatement d'une autre crise du crédit alimentée par la prise de risque excessive. Dans le passé, les banquiers étaient tentés de prendre ces risques puisque leur rémunération s'en trouvait majorée.

Dans une étude préparée pour la réunion du G-20 prévue cette semaine à Pittsburgh, la Banque mondiale a expliqué que, par suite de la crise, 89 millions de personnes de plus vivront dans des conditions d'extrême pauvreté, c'est-à-dire avec moins de 1,25 dollar par jour, d'ici la fin de 2010. La récession mondiale compromet également des dépenses fondamentales à hauteur de 11,6 milliards de dollars dans des domaines tels que l'éducation, la santé, l'infrastructure et la protection sociale dans les pays les plus vulnérables.

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