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Maison-Blanche: Entretiens Obama-Moubarak mardi


Le président Obama reçoit, mardi, à la Maison-Blanche, le chef de l’Etat égyptien, Hosni Moubarak. De l’avis des observateurs, cette première visite du raïs égyptien depuis six ans vient confirmer le réchauffement des relations entre les deux pays.

La visite du président Moubarak intervient moins de trois mois après le discours du Caire, adressé par Barack Obama au monde musulman. C’est la preuve que le malaise qui prévalait entre les deux pays au temps de George Bush, en raison du mauvais état des droits humains en Egypte, tend à s’estomper.

« C’est un signal venant du Caire montrant que l’Egypte souhaite améliorer ses relations avec la Maison-Blanche. C’est aussi un signe de confiance de Moubarak vis-à-vis de Barack Obama, sur la base du discours du Caire, en même temps qu’une reconnaissance de la nécessité de faire bouger les lignes dans le dossier palestinien », explique l’ancien secrétaire d’Etat-adjoint américain chargé du Proche-Orient, Edward Walker.

Walker, qui a servi comme ambassadeur américain en Israël et en Egypte dans les années 90, pense que le président Moubarak possède une longue pratique des nouveaux dirigeants américains. Cela fait, en effet, 28 ans qu’il est au pouvoir.

L’accent mis par le président Obama sur la paix au Moyen-Orient a fait naître l’espoir de voir émerger une initiative américaine pouvant déboucher sur une sortie de crise. Dans la presse égyptienne et israélienne, certains commentateurs estiment que la rencontre Obama Moubarak pourrait être sanctionnée par une annonce de grande portée.

« Nous vivons aujourd’hui un moment que je qualifierais de moment Obama », a déclaré Abdel Moneim Said Aly, directeur du Centre Al Ahram pour les études politiques et stratégiques au Caire. L’analyste égyptien fait remarquer que tous les précédents présidents américains se sont abstenus d’intervenir dans le conflit israélo-arabe au cours de leurs premiers mois à la Maison-blanche.

Edward Walker,lui, se montre volontiers sceptique. « Les journaux israéliens affirment que M. Moubarak va demander aux Américains de faire des propositions, mais je pense que ce serait prématuré », dit-il.

Edward Walker ajoute qu’au regard de la tradition laissée par ses prédécesseurs, Barack Obama ne s’est pas posé en donneur de leçons publiques de bonne gouvernance, même s’il est fort possible que la question soit abordée à huis-clos.

Une ONG égypto-américaine de plaidoyer pour la démocratie s’en est pris hier au chef de la Maison blanche, pour avoir, selon elle, accordé l’hospitalité à un « ami dictateur » de plus.

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