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Le Cap-Vert, terminus de la tournée africaine de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton


La secrétaire d’Etat américaine a conclu, aujourd’hui, au Cap-Vert, sa tournée de onze jours dans sept pays africains. Hillary Clinton, qui a quitté le continent pour le voyage retour vers Washington, a réitéré son optimiste quant à l’avenir du continent dont elle dit ne pas pour autant sous-estimer les problèmes.

L’administration américaine ne recule pas face aux problèms de l’Afrique mais veut, au contraire, aider les Africains à changer la direction de leurs pays, a-t-elle expliqué. Mme Clinton ajouté qu’elle quitte le continent avec un engagement renouvelé et plus fort encore vis-à-vis de l’Afrique qu’elle ne l’avait au départ.

Durant sa tournée, la secrétaire d’Etat a renforcé le message du président Obama à l’Afrique, notamment l'appel du chef de l'exécutif américain aux dirigeants africains pour que ceux-ci luttent contre la corruption et procèdent aux réformes démocratiques.

Hillary Clinton, qui s’est entretenue avec le Premier ministre capverdien, s’est exprimée sur la meilleure réponse à apporter au référendum constitutionnel de ce mois-ci au Niger. La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest – la CEDEAO - défend l’adhésion scrupuleuse de ses pays membres à l’ordre constitutionnel et aux règles de l’Etat de droit, a d’abord souligné le Premier ministre capverdien, Jose Maria Pereira Neves.

La CEDEAO devra examiner la question de savoir si elle doit mettre à exécution sa menace de prendre des sanctions contre le gouvernement du président Mamadou Tandja, a dit M. Neves, soutenant que l’organisation sous-régionale ne doit pas tolérer la violation des principes démocratiques et constitutionnels.

Pour sa part, M. Tandja soutient que le référendum était une affaire entre le peuple nigérien et lui ; un dialogue direct qui a exclu l’opposition politique et la communauté internationale.
En réaction, l’Union européenne a suspendu son aide au Niger pour, dit-elle, les « graves violations » de la primauté du droit et des valeurs démocratiques.

Les Etats-Unis œuvrent avec leurs partenaires, y compris la CEDEAO, pour convenir de la meilleure option pour le Niger, a indiqué, de son côté, la secrétaire d’Etat américaine. « C’est toujours un défi de déterminer s’il faut prendre des sanctions contre eux, les isoler et, du coup, perdre toute influence sur eux. C’est un dossier pour les pays de la CEDEAO. Et c’en est, de toute évidence, un pour nous », a déclaré Hillary Clinton, ajoutant que Washington examine la situation, mais n’a pas encore déterminé s’il faut ou non adopter une position dure pour forcer un changement au niveau du gouvernement nigérien.

Avant le Cap-Vert, la secrétaire d'Etat américaine avait participé au 8e Forum AGOA à Nairobi, au Kenya, puis s'était rendu en Afrique du Sud, en Angola, en République démocratique du Congo, au Nigeria et au Liberia.

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