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La CPI ordonne la libération provisoire de Jean-Pierre Bemba


La Cour pénale Internationale (CPI) a ordonné, aujourd’hui, la remise en liberté provisoire de l’ancien vice-président et sénateur congolais Jean-Pierre Bemba, accusé de crimes de guerre par le procureur principal de la Cour.

Sa détention continue n’est plus nécessaire à sa comparution, estime la CPI, qui a toutefois précisé que M. Bemba ne sera pas libéré si aucun pays n’accepte de l’accueillir. La Belgique, le Portugal, la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Afrique du Sud ont été approchés par la Cour à ce propos.

« La liberté est le principe, la privation de liberté est l’exception », a expliqué l’avocat de Bemba, Me Aimé Kilolo. Selon lui, « la Cour a d’ailleurs dit : il faudrait éviter que la prolongation de la détention ne devienne une forme de mesure punitive alors que M. Bemba ne fait l’objet d’aucune condamnation à l’heure actuelle. »

Le procureur principal de la CPJ, Luis Moreno-Ocampo, a immédiatement interjeté appel. Jean-Pierre Bemba doit rester en prison pour assurer que les victimes et les témoins puissent s’exprimer avec confiance et sécurité durant le procès, a-t-il fait savoir.

Les juges de la CPI avaient déterminés, en juin, disposer de « preuves suffisantes » pour déterminer que Bemba était responsable, en tant que chef militaire, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par sa milice en RCA.

Deux chefs d’accusation de meurtre, deux de viol et un ce pillage ont été notamment retenus contre lui. L’ancien vice-président congolais est détenu à La Haye depuis le mois de mais après que la CPI eut lancé un mandat d’arrêt contre lui.

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