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Derniers préparatifs au Niger en vue du referendum sur la Constitution


Au Niger l’heure est aux préparatifs pour le référendum du 4 août sur la Constitution, qui devrait permettre au président Mamadou Tandja, 71 ans, de briguer un nouveau mandat. Dans l’intervalle, le chef de l’État nigérien, qui a dissous à la fois le parlement et la Cour constitutionnelle, gouverne par ordonnances.

Un large front anti-tazartché (la continuité) s’oppose à ce projet de référendum qu’il perçoit comme une menace à la paix et à la stabilité au Niger, et les manifestations se poursuivent. Toutefois, cette consultation a aussi ses partisans, dont le premier ministre Seini Moumarou.

A maintes reprises, les syndicats nigériens ont organisé des grèves de protestation contre la tenue du référendum. Les forces de sécurité les ont dispersés à coups de gaz lacrymogène. Une radio privée a été fermée pour avoir diffusé les déclarations d’un opposant sur le référendum.La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dont le Niger est membre, a menacé Niamey de sanctions.

Dans un communiqué publié vendredi, l'Union européenne (UE) a souligné que la poursuite des violations des éléments essentiels de l'accord de Cotonou aurait de graves conséquences pour la coopération entre l'UE et le Niger. La Commission européenne avait déjà bloqué début juillet le versement d’une aide budgétaire au gouvernement de Niamey.

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