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Barack Obama à Moscou pour des entretiens avec Medvedev et Poutine


Le président des Etats-Unis, Barack Obama, est arrivé à Moscou pour des discussions avec les dirigeants russes. On s’attend à ce que celles-ci portent, en grande partie, sur le contrôle des armements.

Le chef de l’exécutif américain aura des entretiens séparés avec son homologue russe, le président Dmitri Medvedev, et le Premier ministre Vladimir Poutine. Il compte également s’adresser au peuple russe à travers un discours et une série de discussions avec des représentants de la société civile et de l’opposition.

Dans un entretien avec l’agence Associated Press avant son départ, M. Obama a expliqué qu’il a beaucoup de sujets à discuter avec le président Medvedev, notamment les efforts en vue de remplacer le Traité de réduction des armes stratégiques (START), qui arrive à expiration à la fin de l’année. Le président Obama a dit qu’il espère établir, avec son homologue russe, le cadre d’un nouveau traité qui permettra de réduire le nombre d’armes nucléaires en Russie comme aux Etats-Unis.

Le président Obama a noté le rôle-clé que joue le Premier ministre Vladimir Poutine en Russie, soulignant que l’ancien président russe exerce encore beaucoup de pouvoir. « Je pense qu’il est important, en ce moment où nous allons de l’avant avec le président Medvedev, que Poutine comprenne que l’approche de la Guerre froide est dépassée en ce qui concerne les relations américano-russes », a-t-il déclaré.

En dépit de l’accent mis sur les négociations relatives au remplacement du traité START, la Maison-Blanche a souligné que les relations entre les Etats-Unis et la Russie au 21e siècle doivent aller au-delà du contrôle d’armements. La présidence américaine note que la deuxième moitié de la visite du président Obama à Moscou inclura un discours à l’attention du peuple russe ainsi qu’une série de discussions avec des représentants de la société civile et de l’opposition.

Sarah Mendelson, experte au Centre d’études stratégiques et internationales de Washington, pense que les Russes ont beaucoup à apprendre du président Obama, de sa politique et de ses idées. « Je ne pense pas que les Russes savent grand-chose de lui », a-t-elle dit. « Même le fait de parler de son parcours personnel sera important parce qu’il celui-ci bat en brèche beaucoup de stéréotypes que les russes ont à notre endroit et à celui de notre histoire », a souligné Mme Mendelson.

Preuve du défit que le chef de l’exécutif américain doit relever en Russie : 23% seulement des Russes se disent confiants que le président Obama prendra les décisions qu’il faut dans les affaires internationales, révèle un récent sondage d’opinion de l’université du Maryland.

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