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Soudan : quatre personnes condamnées à mort pour le meurtre d’un Américain et de son chauffeur


La justice soudanaise a condamné, aujourd’hui, quatre personnes à la pendaison pour le meurtre d’un ressortissant américain et de son chauffeur. En plus des quatre peines de mort, le juge Sayed Ahmed al-Badri, siégeant à Khartoum, a condamné un cinquième prévenu à deux ans de prison pour avoir fourni des armes aux meurtriers.

Les victimes - l’Américain John Granville, qui travaillait pour l’Agence américaine pour le développement international – l’USAID – et de son chauffeur, Abdel Rahman Abbas- avaient été abattus au petit matin du 1er janvier 2008.

Le procureur a présenté les cinq prévenus comme des extrémistes islamistes, qui avaient décidé d’attaquer des étrangers. Les cinq hommes disent être passés aux aveux sous la torture.

Avant ce verdict, l’ambassade américaine avait publié deux mises en garde contre de possibles attaques, par des militants islamistes, contre des intérêts américains ou occidentaux. Le Soudan figure depuis 1993 sur la liste américaine de pays soutenant le terrorisme et Khartoum, qui a apporté sa collaboration dans la lutte contre le terrorisme, déploie des efforts pour en être rayé.

Ici à Washington, des pourparlers se sont tenus hier, entre les leaders des deux principaux partis politiques du Soudan, à savoir le Parti du congrès national, au pouvoir à Khartoum, et le Mouvement de libération du peuple soudanais, qui contrôle le Sud-Soudan. Les représentants d’une vingtaine de pays ont pris part à ces discussions qui se sont déroulées sous la médiation de l’émissaire spécial américain pour le Soudan, Scott Gration.

Il s’agissait de faire le point sur la mise en œuvre du fragile accord de paix inter-soudanais de 2005. Le secrétaire d’Etat-adjoint américain James Steinberg, a souligné, à cette occasion, la nécessité d’éviter un retour aux 22 ans de guerre entre le Nord et le Sud-Soudan, qui avait fait environ 1 million et demi de morts.

« Nous reconnaissons que nous devons nous preparer à quelques jalons importants dans un proche avenir, qui détermineront la marche à suivre. Ils jetteront les bases, pour le meilleur ou pour le pire, du futur du Soudan et de la région dans son ensemble », a souligné James Steinberrg.

Des élections générales étaient prévues en juillet, au Soudan, mais ont été reportées faute de préparation. De nombreux observateurs redoutent que les disputes entre le Nord et le Sud-Soudan empêchent la tenue d’un scrutin transparent et équitable. Le Sud doit se prononcer par référendum, en 2011, s’il doit ou non se séparer du Nord.


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