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Iran : pas question d’annuler le scrutin présidentiel du 12 juin, a fait savoir le  Conseil des gardiens de la Constitution


Les médias iraniens rapportent que le puissant Conseil des gardiens de la Constitution n’entend pas annuler les résultats de l’élection présidentielle controversée du 12 juin. Selon le porte-parole du Conseil, Abbas Ali Kadkhodaei, la plupart des recours et des allégations d’irrégularités ont trait à des incidents ayant eu lieu avant le scrutin et non pendant ou après.

Le Conseil avait concédé que le nombre total des votes dans 50 villes dépassait celui des personnes inscrites sur les listes électorales. Plus de trois millions de votes pourraient être remis en cause, avait-il souligné. Le Conseil insiste maintenant que les votes douteux n’affectent en rien « le raz-de-marée » du président Mahmoud Ahmadinejad.

Le ministère de l’Intérieur a promis de publier les résultats « urne par urne » dans l’espoir de résoudre toutes les ambigüités autour de la présidentielle du 12 juin. Le Parlement iranien a annoncé, pour sa part, que le président Ahmadinejad sera investi entre le 26 juillet et le 19 août.

L’un des candidats malheureux, Mir Hossein Mousavi, a publié une déclaration appelant les militants de l’opposition à poursuivre les manifestations, mais les exhortés à la retenue pour éviter un bain de sang. Un autre candidat malheureux, Mehdi Karroubi, a appelé, de son côté, à une journée de deuil en mémoire des personnes tuées durant les manifestations. Le bilan officiel fait état de 17 morts dans ces incidents.

La Grande-Bretagne a expulsé deux diplomates iraniens en réponse à l’expulsion, hier, de deux diplomates britanniques par Téhéran. L’Iran a accusé les pays occidentaux de s’ingérer dans ses affaires internes en critiquant la répression des manifestations postélectorales.

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