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Zimbabwe: Washington a hâte de connaître les plans du nouveau gouvernement


Le premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai séjourne actuellement à Washington, dans le cadre d’une tournée internationale de trois semaines. son objectif: rechercher des soutiens à une relance de l’économie nationale, notamment marquée par un effondrement des prix et une hyperinflation galopante. Le chef du gouvernement zimbabwéen est venu apporter à Washington les réponses aux questions que se posent l’administration Obama sur l’avenir de ce pays d’Afrique australe.

La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a fait savoir que les Etats-Unis sont impatients de connaître les projets du gouvernement intérimaire zimbabwéen en vue de remettre le pays sur les rails. Elle l’a déclaré lors d’une brève rencontre avec la presse, aujourd’hui, à Washington, peu avant ses entretiens avec Morgan Tsvangirai.

Mme Clinton a indiqué que le président Barack Obama est « anxieux » d’en savoir plus sur le fonctionnement du gouvernement d’union nationale au Zimbabwe. Le chef de l’exécutif américain examinera les voies et moyens, pour les Etats-Unis, de soutenir, de manière appropriée, les initiatives de ce gouvernement, a souligné le chef de la diplomatie américaine.

Le Premier ministre zimbabwéen doit rencontrer le président Obama vendredi. Les pays occidentaux ont, jusqu’ici, refusé d’aider le Zimbabwe de manière significative. Ils demandent à voir, avant tout, des signes que le nouveau gouvernement peut mener des réformes démocratiques.

Morgan Tsvangirai s’attache à faire valoir que son pays a désormais emprunté le bon chemin. « Depuis mon investiture il y a quelque 11 mois, le Zimbabwé a changé, je vous assure. Ce pays n’est plus le même. Des changements significatifs et positifs sont intervenus. Nous étions donnés pour morts en tant que société, et nous sommes revenus à la vie », a-t-il déclaré dans une interview à la VOA.

Même dans le domaine de la liberté de presse, des avancées ont été enrégistrées, a-t-il assuré. « Si je pouvais me permettre de paraphraser Thomas Jefferson, je dirais qu’un peuple sans journaux et sans gouvernement se porte mieux qu’un peuple ayant un gouvernement, mais sans journaux », a dit Morgan Tsvangirai.

Le chef du gouvernement zimbabwéen se dit déterminé à reconstruire son pays sur des bases solides. « Nous construirons le Zimbabwe, dit-il, sur la base de la démocratie, des élections transparentes, de la liberté de parole et de réunion, et le respect de l’état de droit. La croissance et la prospérité qui s’ensuivront seront plus lente que l’effondrement apporté par leur avènement », a déclaré le premier ministre zimbabwéen dans cette interview à la VOA


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