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Omar Bongo Ondimba: l'un des plus jeunes présidents en 1967, le doyen depuis des années


Il était né Albert Bernard Bongo, en décembre 1935, près de la frontière avec le Congo-Brazzaville. Diplômé du collège technique de Brazzaville, il travaillera d’abord dans l’administration coloniale des postes et télécommunications, puis servira dans l’armée de l’air.
A l’indépendance du Gabon en 1960, M. Bongo travaille au ministère des Affaires étrangères. Par la suite, le président Léon Mba en fait son ministre de la Défense, puis, en 1966, son vice-président. A la mort de Léon Mba l’année d’après, M. Bongo lui succède à 31 ans et devient l’un des plus jeunes chefs d’Etat d’Afrique.

Tout au long de sa carrière, il a apporté sa médiation dans divers conflits, y compris en RCA, au Burundi, au Tchad et République démocratique du Congo. Toutefois, le Gabon fut le second pays africain à reconnaître la république séparatiste nigériane du Biafra. Le président Bongo démentira les informations selon lesquelles son pays et la France aidaient les séparatistes biafrais.

En 1973, le président Bongo se convertit à l’islam et prend le prénom d’Omar. Son pays rejoint, en 1975, l’OPEP. Grace aux revenus pétroliers, le Gabon connaîtra une croissance économique soutenue, qui se traduira par l’un des revenus par habitant les plus élevés d’Afrique subsaharienne. Cependant, la répartition de cette richesse pose problème, l’Onu estimant que jusqu’à 70% de la population gabonaise vit en dessous du seuil de pauvreté.

Une série de grèves et d’arrestations en rapport avec une tentative présumée de coup d’Etat amènera le président Bongo à ouvrir le jeu politique dans son pays en 1990. Ses réélections en 1993 et 1998 ont été qualifiées de frauduleuses par ses adversaires.
Suite à des allégations de pots qui s’étaient fait jour lors du procès d’un ancien PDG de la compagnie pétrolière française, le président Bongo Ondimba a clamé son innocence. « J’attends donc que l’affaire se décante pour demander des comptes à qui de droit », avait-il déclaré.

Le défunt dirigeant gabonais faisait partie de trois leaders africains ayant fait l’objet des enquêtes de la justice française pour biens mal acquis. Selon Transparency International, la famille Bongo possède plus de 30 propriétés en France, d’une valeur de près de 200 millions de dollars qui, selon l’ONG, n’ont pas été acquises grâce au seul salaire présidentiel. Les comptes bancaires du président gabonais en France ont été gelés en février.
Suite au décès de sa femme en mars, le président Omar Bongo Ondimba avait suspendu toutes ses activités et avait été admis dans une clinique espagnole, où il est décédé.



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