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Cameroun : sept femmes accusées d’outrage au président Biya


Au Cameroun, sept femmes de Douala, la capitale économique, sont poursuivis par la justice pour trouble à l’ordre public et outrage au chef de l’Etat pour avoir notamment traité le président camerounais Paul Biya « d’incarnation du diable sur terre.» Les femmes, qui assistaient en début de semaine au procès du musicien Lapiro de Mbanga en rapport avec les violentes émeutes de février 2008, ont demandé la libération de l’artiste, déclarant que « les innocents sont en prison alors que les vrais criminels sont libres. »

L’affaire a été renvoyée à jeudi pour délibération, rapporte l’Agence africaine de presse. Ce n’est la première du genre où des critiques à l’encontre du président Biya donnent lieu à des poursuites judiciaires.

Pour ce qui est des sept femmes, « on ne leur reproche rien d’autre que le fait d’avoir dit que M. Lapiro de Mbanga est en prison alors que les véritables responsables de ces gaffes devaient être dehors », a déclaré Hilaire Kamnga, président de l’ONG Nouveaux Droits de l’Homme. « C’est un processus récurent ; nous croyons qu’on est en train d’assister à une régression très, très forte de la liberté au Cameroun, en ce moment », a-t-il dit.

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