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Chrysler se place sous le chapître 11 de la loi sur les faillites et s’allie à Fiat


L’un des trois principaux constructeurs automobiles, Chrysler, a fait alliance avec l’Italien Fiat jeudi, tout en se plaçant sous le chapitre 11 de la loi sur les faillites, ce qui lui permettra de réorganiser ses opérations.

Chrysler, appuyé dans ses démarches par le ministère américain du Trésor, n’est pas parvenu à convaincre certains créanciers d'accepter une entente pour réduire sa dette. Cette entente devait être conclue avant le 30 avril non seulement avec les créanciers, mais également avec les ouvrierset le fabriquant automobile italien Fiat.

Or, les fonds d’investissement de Chrysler et d’autres créanciers demandaient encore trop d'argent au Trésor et à la direction du constructeur pour réduire sa dette, même s’ils avaient, au cours des dernières semaines, fait d’importantes concessions.

Chrysler entame maintenant une nouvelle étape qui doit en faire une entreprise viable. Pour faciliter cette mise en faillite et l’intégration du constructeur à Fiat, l’administration Obama devrait fournir 8 milliards de dollars supplémentaires en prêts à la société automobile.

« Aujourd'hui, après avoir consulté les membres de ma commission spéciale sur l’automobile, je peux dire que les démarches nécessaires ont été faites pour donner à l’un des producteurs automobiles les plus légendaires de la nation, Chrysler, une nouvelle chance », a déclaré le président Barack Obama.

Chrysler a quand même réussi, ces dernières semaines, à restructurer une bonne partie de ses activités. Après avoir conclu des ententes avec ses syndicats au Canada et aux États-Unis, qui prévoient des réductions de salaires et d'avantages sociaux, ainsi que des réductions de postes, la société a mis au point son plan de relance avec Fiat.

Ce plan prévoit le développement de nouveaux modèles d'autos économes, qui s'appuieront sur la technologie des petites voitures du groupe italien. En échange, Fiat obtiendra 20% des parts de Chrysler et un accès privilégié au marché américain. Washington détiendra 10% des parts de Chrysler, et les membres du puissant syndicat des Travailleurs unis de l'automobile obtiendront des actions en lieu et place de l'argent que Chrysler doit à leur fonds de retraite.

« C'est un partenariat qui donnera une chance à Chrysler pas seulement de survivre, mais de se développer dans une industrie automobile globale. Fiat a démontré qu'il peut construire les voitures écologiques et économes qui sont l'avenir de l'industrie et dans le cadre de cet accord, Fiat a déjà accepté de transférer des milliards en technologie de pointe à Chrysler pour l’aider à faire de même », a expliqué le président Obama.

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