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L’économie, priorité numéro 1 des 100 premiers jours du président Barack Obama à la Maison-Blanche


A sa prise de fonction, le président Obama avait hérité de la plus grave crise économique depuis la Grande Dépression. Aussi, avait-il décidé de faire de l’économie sa priorité numéro 1. « A partir d’aujourd’hui, nous devons nous relever, nous épousseter, et nous atteler à refaire l’Amérique » avait-il déclaré. 100 jours plus tard, les Etats-Unis font toujours face à la récession, ainsi qu’à un taux de chômage croissant ; ce qui fait dire aux critiques du président Obama que ses efforts ne s’attaquent pas réellement aux problèmes à long terme du pays.

« Je donnerai au président une évaluation mitigée pour ses 100 premiers jours en penchant plus vers le négatif que le positif », explique Alan Viard, chercheur à l’American Enterprise Institute, un cercle de réflexion conservateur de Washington. De l’avis cet expert, sous le budget d’Obama, d’un montant de 3500 milliards de dollars, les revenus gouvernementaux ne croîtront pas au même rythme que les dépenses de sécurité sociale et du système d’assurance-maladie Medicare.

La réduction d’impôts du président Obama pour la classe moyenne, ne constitue qu’une solution à court terme, dit l’analyste. « Ce genre de réduction d’impôt donne l’impression que le contribuable gagne puisqu’il reçoit de l’argent aujourd’hui, mais d’où vient cet argent ? Surement pas de l’air ambiant ! », souligne Alan Viard de l’American Enterprise Institute, en précisant que cet argent sera remboursé sur des impôts dans le futur par les Américains ou par leurs enfants.

Les problèmes de la nation nécessitaient une solution immédiate, soutiennent les partisans du chef de l’exécutif. Joshua Picker du Centre pour le progrès américain, un cercle de réflexion de gauche, lui, est persuadé que le président Barack Obama est sur la bonne voie.
« Certains des chiffres d’affaires et des dépenses des consommateurs semblent s’améliorer et, dans le même temps, nous voyons que l’état du secteur de l’immobilier est encourageant mais nous avons encore un long chemin à faire », explique-t-il.

Tout en reconnaissant que la politique du chef de l’exécutif américain est loin d’être parfaite, Joshua Picker estime que sa performance au plan économique, tant à l’intérieur qu’a l’exterieur, donne aux Américains quelque chose de plus immédiat, à savoir l’optimisme.
« Je pense que le président a accompli un travail extraordinaire en reconnaissant les problèmes auxquels nous sommes confrontés. Je pense que l’histoire dira si les mesures prises jusqu’ici sont aussi efficaces que nous l’aurions souhaité », explique Joshua Picker du Centre pour le progrès américain.

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