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Économie américaine : Obama se veut réaliste


Dans un discours sur l’économie américaine à l’université Georgetown, le président Barack Obama s’est voulu optimiste, mais prudent. Le chef de l’exécutif a fait valoir que le plan de relance de l'administration a réduit des licenciements, a incité des compagnies de construction à réengager des travailleurs et a aidé le secteur des logements. Mais il est temps, a-t-il ajouté, de prendre enfin les décisions nécessaires, mais impopulaires, pour remanier la règlementation du secteur bancaire.

« Il ne fait aucun doute que les temps sont toujours difficiles. Nous ne nous en sommes pas encore sortis. Mais pour la première fois, nous commençons à entrevoir des faibles lueurs d'espoir » a déclaré le président Obama.

Le chef de l’exécutif a fait valoir que l'économie américaine de demain reposerait sur de nouveaux investissements dans l’éducation, les énergies renouvelables et le secteur de la santé. De surcroît, M. Obama entend en finir avec les innovations financières sans maîtrise du risque et mettre Wall Street au pas.

« Nous devons construire notre maison sur un roc solide. Nous devons poser de nouvelles fondations pour la croissance et la prospérité; des fondations qui nous transporterons d'une ère d'emprunts et de dépenses à une ère où nous économisons et investissons; où nous consommons moins chez nous et exportons davantage vers l’étranger » a fait valoir M. Obama.

De son côté, le Président de la Réserve fédérale, la banque centrale américaine, a dit percevoir quelques signes témoignant d'un ralentissement de la récession. Ben Bernanke a évoqué les derniers chiffres de la construction, des ventes immobilières, des ventes d'automobiles et même de la consommation qui, selon lui, reflètent une légère amélioration de la tendance.

Néanmoins, ses propos ont été immédiatement contredits par les derniers chiffres publiés par le département américain du Commerce. En effet, ce ministère a annoncé que les ventes de détail aux États-Unis avaient baissé en mars, de 1,1% par rapport à février, alors que les économistes prévoyaient une continuation de leur hausse des deux mois précédents.

Mais les analystes peuvent se féliciter d’un autre signe d’amélioration : la banque d'affaires américaine Goldman Sachs a levé pour 5 milliards de dollars d'actions ordinaires afin de rembourser de manière anticipée les quelque 10 milliards de dollars reçus du Trésor public à la fin de l'année dernière. De surcroît, la direction de la banque a dévoilé lundi soir des résultats trimestriels nettement supérieurs aux attentes, soit 1,6 milliard de dollars de bénéfices.

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