Liens d'accessibilité

Etats-Unis : joie et soulagement après la libération du capitaine du cargo « Maersk Alabama » au large de la Somalie


L’administration Obama se félicite du dénouement heureux, dimanche, de la prise d’otages sur le cargo américain « Maersk Alabama », dans l’Océan indien. Le capitaine du « Maersk Alabama », Richard Phillips, qui avait été emmené sur un canot de sauvetage par des pirates somalien, a été libéré grâce a l’intervention d’une unité d’élite de la marine américaine, dont les tireurs embusqués ont abattu trois des ravisseurs. Un quatrième pirate a été arrêté alors qu'il se trouvait à bord du "USS Bainbridge" pour des négociations.

Le capitaine du « Maersk Alabama », lui, est sain et sauf et se repose actuellement à bord d'un bâtiment de guerre américain. La Maison-Blanche a immédiatement émis un communiqué dans lequel le président Obama se félicite du succès de l’opération. Il souligne la détermination des Etats-Unis à mettre fin aux actes de pirateries dans la région.

Le président américain a promis de coopérer avec les pays alliés pour prévenir de futures attaques, poursuivre les auteurs quand de tels actes se produisent et les amener a répondre de leurs crimes.

Parmi les proches du capitaine Richard Phillips, la nouvelle de sa libération a été accueillie avec grand soulagement. Explosion de joie également a l’académie maritime du Massachussets, où le capitaine Phillips a été formé. « A mon avis, ses actions ont révélé un courage et un professionnalisme incroyable », a déclaré le président de l’académie, l’amiral Rick Gurnon, ajoutant , « il s’est conduit comme un bon berger qui a volontairement échangé sa vie contre la vie de son troupeau. »

Le capitaine Richard Phillips s’était, en effet, offert comme otage en échange de la liberté de son équipage. Il est le premier Américain a être pris en otage par les pirates qui écument les l’Océan indien, au large la Somalie. L’Amiral Rick Gurnon estime que sa libération ne doit pas détourner l’attention de ce fléau qui affecte les eaux somaliennes. « Il y a encore plus de 200 personnes retenues en otages en Somalie, rappelle-t-il, il ne faut pas que les projecteurs de l’actualité se détournent de ce problème. »

Lors d’une interview télévisée, deux membres de la commission sénatoriale du renseignement ont évoqué les différentes options qui s’offrent à l’administration Obama pour s’attaquer à ce fléau. Le républicain Tom Coburn de l’Oklahoma a estime qu’il faut « disponibiliser » davantage de moyens militaires, mais pas seulement ceux des Etats-Unis. « On ne peut pas faire tout nous meme, dit-il, il faut que tout le monde participe a cet effort car tout le monde est affecté », a-t-il souligné.

Son collègue démocrate Evan Bayh est d’accord, mais il souligne aussi qu’il faudrait faire en sorte que la Somalie se dote d’un gouvernment viable. « Je parle d’aider des éléments responsables - et ils sont difficiles à trouver en Somalie - pour arriver éventuellement à un gouvernement qui soit capable de contrôler son territoire afin que nous n’ayons pas à le faire », a expliqué le sénateur de l’Indiana. Il ajoute que les Etats-Unis doivent envoyer un signal clair que quiconque attaque un navire battant pavillon américain et prend des otages s’exposera a de graves problèmes.

XS
SM
MD
LG