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RDC : les groupes armés continuent de sévir dans l’Est


Alors qu’à New York, le Conseil de sécurité se préparait à discuter de l’instabilité dans l’Est de la RDC, des hommes armés ont attaqué, tôt ce matin, la ville d’Uvira, près de la frontière burundaise. Ils sont entrés dans la prison et ont libéré les 100 détenus de la prison. Les affrontements avec les forces gouvernementales ont fait au moins neuf morts : six assaillants et deux soldats. Le calme serait revenu dans l’après midi.

Pour le gouverneur du Sud-Kivu, Louis Muderhwa, les agresseurs appartenaient à différents groupes armés opérant dans la région. D’après Radio Okapi, des membres des FDLR, les milices Hutus rwandaises, ont également participé à cette attaque. D’après Human Rights Watch, l’organisation de défense des droits humains basée à New York, les rebelles et les forces gouvernementales ont ciblé des civils, au cours de leurs opérations.

« Nous savons maintenant qu’au moins 180 civils ont été tués, la plupart par des milices hutu rwandaises, et que les soldats de l’armée congolaise, participent eux-mêmes aux pillages, qu’ils tuent des gens et violent beaucoup de femmes », explique Anneke Van Woudenberg, chercheuse à Human Rights Watch.

Les militaires congolais préparent une nouvelle offensive contre les FDLR qui, d’après Human Rights Watch, ont repris une bonne partie du terrain qu’elles avaient perdu, au cours de l’opération rwando-congolaise. La Mission de l’Onu en RDC (Monuc) se propose d’appuyer cette nouvelle offensive en mettant à contribution ses Casques Bleus. Human Rights Watch demande aux Nations Unies de redoubler d’efforts, pour veiller à ce que les civils ne soient pas pris pour cibles dans de telles opérations.

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