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Obama devant le parlement turc aujourd’hui


Le président Barack Obama, qui effectue lundi et mardi une visite en Turquie, dernière étape de sa tournée en Europe, dira aujourd’hui aux parlementaires turcs que leur pays est un allié crucial des États-Unis et une partie importante de l’Europe, a précisé la Maison-Blanche.

Dans son discours devant le parlement turc, M. Obama abordera également la question des réformes démocratiques en Turquie, ainsi que la nécessité pour Ankara et Washington de coopérer dans divers domaines : la lutte contre le terrorisme, l’Afghanistan, l’Iran et le processus de paix au Moyen-Orient.

A l’occasion du sommet entre les États-Unis et l’Union européenne (UE) dimanche à Prague, le président Obama a exhorté les dirigeants des 27 pays membres de l’UE à intégrer la Turquie dans l’Union européenne. Une prise de position qui a immédiatement suscité la réprobation du président français Nicolas Sarkozy et les « doutes » de la chancelière allemande Angela Merkel. Lors de son séjour dans la capitale tchèque, le président américain a par ailleurs appelé à un effort concerté de la communauté internationale pour éliminer toutes les armes nucléaires.

S’adressant a une foule de près de 20.000 personnes à Prague, M. Obama a été très clair.

« Aujourd’hui j’énonce clairement et avec conviction l’engagement des États-Unis à rechercher la paix et la sécurité dans un monde sans armes nucléaires » a dit le chef de l’exécutif américain. Tous les pays dotés de l’arme nucléaire doivent participer à cet objectif, a-t-il ajouté, mais il est normal que les États-Unis prennent l’initiative.

« En tant que seule puissance nucléaire à avoir utilisé l’arme nucléaire, les États-Unis ont une responsabilité morale d’agir. Nous ne pouvons pas réussir à nous seuls dans cette entreprise, mais nous pouvons en prendre la tête, nous pouvons ouvrir la voie » a fait valoir M. Obama. Le président américain a précisé que cette initiative devra comporter trois volets: la réduction des stocks d’armes nucléaires existants, prévenir toute nouvelle prolifération et empêcher que les matières fissiles ne tombent entre de mauvaises mains.

Ce discours a été prononcé quelques heures après l’annonce que la Corée du Nord avait lancé une fusée à longue portée, défiant ainsi la communauté internationale. Le président Obama a dit qu’il s’agissait là d’une provocation, qui souligne l’urgence d’agir.

« Les règles doivent être contraignantes, les violations doivent être sanctionnées, les mots doivent vouloir dire quelque chose. Le monde doit s’unir pour prévenir la prolifération de ces armes » a dit M. Obama. Il a également évoqué le programme nucléaire iranien qui présente, selon lui, une menace réelle. C’est pourquoi, a-t-il expliqué, les États-Unis ont proposé la mise en place d’un bouclier anti-missile dont certaines composantes seraient déployées en Pologne et en République Tchèque.

Pour sa part, le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, s’est dit d’accord que le lancement d’une fusée par la Corée du Nord appelle à une réponse de la communauté internationale.

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