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Les comités de vigilance appuient la police nigériane dans la lutte contre la criminalité


Au Nigéria, les comités de vigilance apportent un concours précieux aux forces de sécurité dans la lutte contre la criminalité. C’est notamment le cas dans l’Etat d’Anambra.

Onitsha est un carrefour commercial fort prisé, situé au bord du fleuve Niger. Cette grande ville abrite un marché considéré comme le plus important d’Afrique de l’Ouest. Des commerçants et les visiteurs venus de tout le Nigéria et d’ailleurs s’y donnent rendez-vous tous les jours. Mais Onitsha s’est forgé une solide réputation en matière d’activités criminelles telles que les meurtres, les enlèvements, les cambriolages, les vols de téléphones cellulaires à l’arraché, les viols et les agressions physiques. Une situation qui a commencé à évoluer depuis l’introduction du comité de vigilance de l’Etat d’Anambra il y a près de deux ans.

« Depuis près de deux ans, nous avons vu beaucoup de changements en matière de sécurité des personnes et des biens ici à Anambra, et notamment à Onitsha. Les temps ont bien changé » estime le chef du comité, Godfrey Okafor.

Les volontaires et les forces de l’ordre ont conjugué leurs efforts pour ôter à Onitsha son titre de ville violente. La formation des volontaires a été assurée par la police, affirme Emmanuel Egbe.

« Quand le nouveau gouverneur, Peter Obi, a assumé ses fonctions, il a formé le comité de vigilance d’Anambra, en abrégé ASV. Nous avons pris part à une formation à Awka sous l’autorité du commissaire de police pendant près de trois jours », souligne M. Egbe.

Dans le passé, des groupes clandestins se présentant comme des comités de vigilance se sont livrés à toutes sortes d’exactions à Onitsha. Le comité que dirige M. Okafor est contre toute forme de justice sommaire, souvent accompagnée de tortures et de meurtres de suspects. « Quand nous attrapons un criminel, nous le remettons à la police, comme le prévoit la loi » dit-il.

La tolérance zéro pour la criminalité est à l’ordre du jour à Onitsha. Les habitants et les visiteurs apprécient.

« Le comité de vigilance fait du bon travail », affirme le commerçant Anthony Adibe. « Il aide la police à combattre la criminalité. Les activités criminelles ont considérablement perdu de leur intensité. On peut vaquer à ses occupations sans inquiétude » ajoute M. Adibe. Les sociologues sont du même avis. Ils disent que les agglomérations disposant de comités de vigilance ont nettement vu baisser leur taux de criminalité.

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