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Madagascar : La SADC exclut toute reconnaissance du régime d’Andry Rajoelina


La communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC) - dont Madagascar fait partie – dit qu’il n’a pas l’intention de reconnaître Andry Rajoelina comme nouveau président de ce pays. Elle demande à l’Union africaine et à la communauté internationale de ne pas le reconnaître non plus. La « troika » - organe chargé de la sécurité de la SADC - estime que la prise du pouvoir par M. Rajoelina est « inconstitutionnelle. » L’organisation a fait connaître sa décision, à l’issue d’un mini-sommet au Swaziland, aujourd’hui. La Zambie a, pour sa part, appelé à la suspension de Madagascar, à la fois de l’Union africaine et de la SADC.

Andry Rajoelina a suspendu le Parlement et nommé de nouveaux ministres à son gouvernement de transition. Il a, par ailleurs, annulé le contrat passé avec la société sud-coréenne DAEWOO prévoyant la mise en location de plus d’un million d’hectares de terres sur la Grande Ile. Le nouveau leader malgache dit qu’il n’est pas contre les investisseurs, mais que la constitution interdit la vente ou la location de terres à Madagascar.

La société DAEWOO avait travaillé avec le gouvernement de l’ex-président Ravalomanana sur un projet visant à produire du mais et de l’huile de palme destinés à l’exportation. Selon les média, ce dossier a contribué à alimenter l’opposition à l’ancien chef de l’Etat, opposition qui a conduit, cette semaine, à sa démission.

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