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Obama nomme un émissaire spécial pour le Soudan 


Le président Obama a annoncé qu’il a choisi Scott Gration, un général de l’armée de l’air à la retraite, pour devenir son émissaire spécial au Soudan. Le général Gration a, en partie, été élevé en Afrique et parle Swahili. C’est un ami personnel du président Obama, a précisé la Maison-Blanche.

Mardi, la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton avait déclaré que le président Omar Hassan el-Béchir serait tenu responsable des morts au Darfour provoquées par sa décision d’expulser les organisations d’aide humanitaire. Mme Clinton a eu des mots durs pour le président soudanais, mais aussi pour les pays qui protègent son gouvernement.

On sait que la semaine dernière, le président Béchir a décidé d’expulser treize organisations d’aide internationales et a ordonné à toutes les ONG humanitaires de cesser leurs activités, à l’intérieur du Soudan, d’ici la fin de l’année.

Ces actions sont apparemment en réponse à la décision de la Cour pénale internationale (CPI)de lancer un mandat d’arrêt contre le président Béchir pour crimes de guerre. Une telle réaction, fait valoir Mme Clinton, a créé une « situation horrible » qui va engendrer des souffrances dans les camps de réfugiés au Darfour.

« La question qui se pose est de savoir quelles pressions peuvent être exercées sur le président Béchir et le gouvernement de Khartoum, pour les amener à comprendre qu’ils seront tenus responsables de la mort de chaque personne qui surviendra dans ces camps. En décidant d’expulser les travailleurs humanitaires, qui viennent du monde entier pour fournir leur aide en matière de santé, d’assainissement et d’éducation, le président Béchir et son gouvernement mettent en danger la vie d’1,4 millions de réfugiés » souligne la secrétaire d’Etat américaine.

Les protecteurs de M. Béchir au sein de la communauté internationale ont également leur part de responsabilité, a fait valoir Mme Clinton. « Les gouvernements qui appuient la décision du président Béchir d’expulser les travailleurs humanitaires ont la responsabilité de convaincre Khartoum de changer sa décision, de laisser revenir ces travailleurs. Ou bien, ils doivent remplacer avec de l’argent et des personnels, ceux qui ont été chassés du Soudan, afin d’éviter la perte de vies innocentes » a déclaré Mme Clinton.

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