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Funérailles du président de Guinée-Bissau Joao Bernardo « Nino » Vieira


En Guinée Bissau, le président Joao Bernardo Vieira a été inhumé ce mardi. Des foules nombreuses lui ont rendu hommage au cours d’obsèques nationales qui se sont déroulées à Bissau.

La vie de celui qu’on appelait aussi « Nino » est intimement liée à celle de son pays. Quelques ambassadeurs et dignitaires étrangers ont tenu à accompagner l’ancien président bissau-guinéen à sa dernière demeure. Du fait de l’absence des pairs africains du défunt président, les observateurs se demandent si des considérations de sécurité n’ont pas lourdement pesé dans la balance.

Avant son assassinat par des soldats mutins la semaine dernière, M. Vieira a été président de son pays pendant 22 des 27 années d’indépendance de la Guinée Bissau. Ce combattant de la liberté devenu homme d’État a joué un rôle de premier plan pendant la lutte de libération nationale. Il laisse derrière lui un pays en mal de stabilité et de réforme, dit Richard Moncrieff, chef du programme Afrique de l’Ouest à l’ONG International Crisis Group.

« Je crains qu’il laisse derrière lui un héritage qui laisse à désirer » adit M. Moncrieff. « Les infrastructures sont quasiment non-existantes en dehors de la capitale. D’autres préoccupations comme la réforme du secteur de la sécurité, celle de l’administration, et même la démocratie son restées sans solution sous le règne de Nino et même avant. Je crains qu’il laisse derrière lui un pays en piteux état » ajoute l’expert.

M. Moncrief estime cependant que la transition pacifique ayant fait suite au double assassinat de M. Vieira et du chef d'état-major des armées, le général Batista Tagmé Na Waié, permet d’espérer.

M. Vieira avait succédé à Luis Cabral à la suite d’un coup d’État sans effusion de sang en 1980. Il fut lui-même renversé par un putsch en 1999 avant de s’exiler au Portugal. Puis il reviendrait dans son pays en 2005 pour recevoir cette fois, l’onction du suffrage universel. A la suite de sa mort, le président de l’assemblée nationale, Raimundo Pereira assure l’intérim dans l’attente d’une nouvelle élection prévue par la constitution dans les soixante jours.

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