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Soudan : Khartoum met diverses ONGs internationales à la porte


La décision de la Cour pénale internationale (CPI) d’émettre un mandat d’arrêt international contre le président soudanais Omar Hassan el-Béchir en rapport avec le conflit du Darfour continue de susciter des réactions au Soudan et dans le monde. Hier, la chambre d’accusation de la CPI a inculpé le chef de l’Etat de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, mais n’a pas retenu le chef d’accusation de génocide contre lui.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon a demandé au gouvernement de Khartoum de coopérer avec la CPI. L’Union africaine compte, de son côté, demander au Conseil de sécurité « d’interrompre » la procédure engagée par la CPI contre le président soudanais car, dit-elle, cette mesure pourrait fragiliser les efforts de paix au Darfour.

Khartoum, qui a immédiatement rejeté la décision de la CPI, a répliqué hier en expulsant une dizaine d’organisations non-gouvernementales opérant au Darfour, théâtre de la plus grande opération humanitaire au monde. Parmi les ONGs expulsées, figure l’organisation britannique OXFAM. « Je pense qu’on peut, avec les volontaires d’Oxfam, avec les communautés locales, je pense qu’on peut continuer nos programmes pour quelques semaines mais après, il va falloir fermer », a expliqué Louis Bellanger, porte-parole d’OXFAM.

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