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Etats-Unis :  entretiens entre le président Barack Obama et le Premier ministre britannique Gordon Brown


Le Premier Ministre Britannique Gordon Brown et le président américain Barack Obama se sont entretenus aujourd’hui, ici à Washington. M. Brown est le premier leader européen à être reçu par le président américain depuis son arrivée à la Maison Blanche. « Nous avons parlé économie et j’ai remercié le Premier ministre pour le soutien britannique à nos efforts en Afghanistan », a déclaré le président Obama, en soulignant que la Grande-Bretagne et le principal allié des Etats-Unis, et pas seulement sur le plan économique.

Lors de leur conférence de presse conjointe, Gordon Brown a insisté sur la nécessité d’un redressement du système bancaire international. « Ce sera un grand changement dans le système de régulations. Nous avons parlé d’une meilleure supervision du système bancaire, des zones où il y a des pratiques inacceptables. Nous avons appris de ce qui s’est passé ces dix dernières années », a dit le chef du gouvernement britannique.

Peu avant son arrivée à Washington, le Premier ministre britannique avait publié un article dans le Sunday Times, où il propose une sorte de « New Deal » global, une allusion à la politique de l’ancien président Roosevelt pour sortir les Etats-Unis de la Grande Dépression, mais avec une différence de taille. Pour Gordon Brown, la solution ne peut être que globale. Aussi, le Premier ministre britannique appelle-t-il chaque nation à mettre la main à la poche et le monde à se mette d’accord pour réformer le système bancaire et devenir plus regardant en ce qui concerne les institutions financières.

M. Brown est confiant que Londres et Washington peuvent œuvrer de concert pour l’application de nouvelles politiques dont les effets seront ressenties depuis les villages d’Afrique jusqu’aux grandes places boursières à Londres et New York. Gordon Brown doit s’adresser demain au Congrès. Il appellera les législateurs américains à abandonner les politiques protectionnistes. Le prochain sommet du Groupe des 20 prévu à Londres le mois prochain reviendra plus formellement sur une approche commune vis-à-vis de la crise.

En attendant, la bourse de New York a légèrement rebondi aujourd’hui après la journée noire d’hier. Wall Street avait été plombé dès l’ouverture, hier, avec l’annonce d’une participation accrue du gouvernement américain au capital de Citigroup. Selon les observateurs, cela ressemble à une nationalisation partielle ; ce que dément la Maison Blanche. Le Dow Jones a clôturé hier sous la barre des 7000 points pour la première fois depuis 1997.

Le pessimisme ambiant est accentué par une autre mauvaise nouvelle : AIG, le géant de l’assurance, qui était déjà sous perfusion du gouvernement américain, a fait de pertes se chiffrant à 62 milliards de dollars au dernier trimestre de 2008. Pour lui éviter la faillite, le trésor américain va injecter quelque 30 milliards de dollars supplémentaires.

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