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Guinée-Bissau : Raimundo Perreira assure l’interim


Le président de l’Assemblée nationale bissau-guinéenne, Raimundo Perreira, a été prêté serment, aujourd'hui, comme président de la République par intérim à la suite de l’assassinat, tôt lundi, du président Joao Bernardo Vieira. Il dirigera le pays jusqu’à l'organisation d’élections anticipées dans un délai de 60 jours.

Cet avocat de profession est un homme de confiance du Premier ministre Carlos Gomes, explique notre confrère Noa Mankani, correspondant à Bissau de Radio Futurs Médias (RFM), une station basée à Dakar au Sénégal. Selon Mankani, l’organisation d’élections anticipées dans un délai de 60 jours ne sera pas aisée vu les difficultés économiques auxquelles le pays fait face. Aussi, le Premier ministre Carlos Gomes a-t-il appelé la communauté internationale à apporter un appui au gouvernement bissau-guinéen en vue de l'organisation de ces élections, rapporte le correspondant de RFM.

A l’issue de sa réunion extraordinaire sur la Guinée-Bissau à Addis Abeba, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a, de son côté, condamné les assassinats du président Vieira et du chef d’état-major bissau-guinéen, le général Tagmé Na Waié. Le Conseil a appelé à l’ouverture d’une enquête en vue d’en retrouver les auteurs et les traduire en justice.

Réagissant aux questions de ceux qui se demandent pourquoi l'Union africaine n'a pas reconnu ce vient de se passer Guinée Bissau comme étant un coup d'Etat, Bruno Zidouemba, ambassadeur du Burkina Faso à l’Union africaine et membre du Conseil de paix et de sécurité de l’Union, a dit qu'une « clarification » est nécessaire. « Les autorités actuelles de Guinée Bissau ont tenu à affirmer que ce qui s'est passé n'entraîne pas automatiquement la chute des institutions et que les institutions démocratiques et la Constitution étaient maintenues », a expliqué l’ambassadeur Zidouemba.

La vie a repris son cours normal à Bissau, où les banques et les commerces ont rouvert. La plupart des points de contrôle militaires ont été démantelés. Les leaders militaires bissau-guinéens accusent un groupe isolé de soldats d’avoir tué le président Vieira lundi. Il n’y a aucun lien entre cet assassinat et celui, dimanche, du chef d’état-major de l’armée, le général Batista Tagmé Na Waié, a expliqué le commandant de la marine bissau-guinéenne, Jose Zamora Induta, à la presse.

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