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Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone fait face à une réduction des dons financiers


Le tribunal spécial pour la Sierra Leone - qui juge, entre autres, l’ancien président libérien Charles Taylor - connaît des problèmes financiers du fait de la crise économique. En effet, plusieurs pays donateurs ont réduit leurs contributions à ce tribunal chargé de juger les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis durant la guerre civile en Sierra Leone. Si les caisses se vident, les avocats de la défense demanderont que leurs clients, parmi lesquels Charles Taylor, soient remis en liberté, explique le bureau du procureur, en précisant qu’il s’opposerait vigoureusement à une telle requête.

Les Etats-Unis, le Royaume, Unis, le Canada, le Pays, la France et l’Allemagne comptent parmi les principaux donateurs, indique le greffier en chef du Tribunal, Herman von Hebel. Le Tribunal dispose d'assez de ressources jusqu’à mai et juin. Pour 2009 et 2010, le besoin se chiffre à 40 millions de dollars, a révélé le greffier en chef. En dépit des difficultés financières, la libération de Charles Taylor avant la fin de son procès « n’est pas une option », a fait savoir Herman von Hebel en ajoutant : « c’est peut-être la dernière chose que je puisse faire. »

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