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Soudan : le gouvernement et les rebelles du MJE s’entendent à Doha pour un nouveau round de pourparlers


Les pourparlers préliminaires entre le gouvernement de Khartoum et le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), le principal groupe rebelle du Darfour se sont achevés mardi. A L’issue d’une semaine de négociations, les deux partis ont signé un accord pour un nouveau round de pourparlers sur le conflit du Darfour, mais n’ont pas pour autant convenu d’une trêve.

Suliman Baldo, directeur-adjoint du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient au Centre international de justice transitionnelle à New York, se félicite de ce développement. « C’est déjà un pas en avant puisque que les belligérants les mieux armés, qui sont susceptibles de causer le plus de dégâts sont en train de parler. » Toutefois, M. Baldo s’inquiète que les autres factions rebelles du Darfour – y compris celle de Mini Minawi qui siège pourtant au gouvernement soudanais – aient choisi de boycotter les discussions de Doha.

Le directeur-adjoint du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient au Centre international de justice transitionnelle dit redouter que l’accord bilatéral de Doha relance les hostilités au Darfour, ainsi qu’on l’avait déjà constaté après la signature de l’accord d’Abuja par Khartoum et un autre groupe rebelle. M. Baldo est d'avis que le Soudan a besoin d'un processus plus inclusif, avec la participation de tous les groupes armés et non armés du Darfour, pour parvenir à une paix durable dans l'Ouest du Soudan.

Pour Suliman Baldo, l’accord de Doha donne aux amis du président soudanais Omar al-Béchir au sein de la communauté international un argument pour plaider en faveur du gel de l’action judiciaire envisagée contre lui par la Cour pénale internationale.

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