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Tollé face aux primes accordées aux banquiers de Wall Street en dépit de la crise


La Maison-Blanche et certains sénateurs s’indignent des primes accordées aux dirigeants des milieux d’affaire, notamment les banquiers, en dépit de la déroute qu’a connue Wall Street en 2008.

Jeudi, le président Barack Obama a jugé « honteuses » les primes reçues par les banquiers de Wall Street l'an dernier. Un porte-parole du président Barack Obama a déclaré vendredi qu’il est tout à fait permis de croire que des limites seront prochainement fixées pour plafonner les revenus des cadres des sociétés qui reçoivent une aide fédérale.


Entre-temps, au Sénat, la démocrate Claire McCaskill du Missouri a annoncé qu’elle va déposer un projet de loi en ce sens. Elle propose que les cadres des entreprises renflouées par le gouvernement ne puissent pas gagner davantage que le président des Etats-Unis, soit 400.000 dollars par an, tant que leurs sociétés reçoivent des fonds publics.

Mme McCaskill s’est dite scandalisée du fait que certaines des entreprises qui n’avaient échappé à la faillite que grâce à l’appui des autorités fédérales aient quand même versé des millions de dollars en primes à leurs employés et dirigeants.

Selon les chiffres publiés cette semaine, les grandes maisons de courtage et banques de Wall Street ont versé pour plus de 18 milliards de dollars de primes, bien qu'ayant dû être sauvées à coups de centaines milliards de dollars de fonds publics.

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