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Mauritanie : Washington exige la fin des entraves aux déplacements du président renversé


L’administration Obama critique l’armée mauritanienne d’empêcher le président déchu, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, de rencontrer des diplomates étrangers en vue de discuter des moyens d’un retour à la démocratie dans le pays. La décision des militaires mauritaniens de bloquer, jeudi, le cortège du président Abdallahi montre à quel point la junte lui dénie ses libertés fondamentales de mouvement et d’association, indique le département d’Etat, ajoutant que la sécurité de l’ancien président mauritanien pourrait en être menacée.

Jeudi, les forces de sécurité mauritaniennes ont intercepté, à Wad Naga, le convoi de véhicules dans lequel voyageait M. Abdallahi. Après fouille de sa voiture et examen de son permis de conduire, l’ancien président s’est vu signifier qu'il devra poursuivre, à bord de son seul véhicule, le voyage vers Nouakchott, la capitale. Pas question pour les membres de sa famille, ses partisans ou des législateurs mauritaniens de l’accompagner.

Selon Ahmed Ould Sanbe, porte-parole de l’ex-président, les forces de sécurité ont fait savoir à M. Abdallahi qu’il est libre de se rendre à Nouakchott comme simple citoyen, mais pas à la tête d’un cortège, à la manière d’un chef d’Etat. Les militaires ont ensuite décidé qu’un seul véhicule du cortège pouvait partir pour Nouakchott chaque heure. Le président Abdallahi y a opposé un refus catégorique et, après plusieurs heures passées à Wad Naga, le cortège est reparti vers Lemden, village natal de l’ex-président.

C’était la première tentative de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi de retourner à Nouakchott depuis que la mesure l’assignant à résidence a été levée le mois dernier. L’ex-président avait invité des diplomates étrangers à son domicile de la capitale mauritanienne pour, selon son porte-parole, présenter ses propositions en vue d’une sortie de crise en Mauritanie.

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