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Zimbabwe : le président Bush joint sa voix aux appels au départ du président Mugabe


La communauté internationale intensifie ses pressions pour la démission du président zimbabwéen Robert Mugabe. Cette campagne est encouragée par l’effondrement de l’économie et du système de santé du Zimbabwe. Le tout dernier leader à se joindre au mouvement: le président américain George Bush. « Comme mon administration l’a déjà dit clairement, il est temps que Robert Mugabe s’en aille », a déclaré le chef de l’exécutif américain dans un communiqué aujourd’hui. George Bush exhorte aussi les Africains à exiger la fin de ce qu’il appelle « la tyrannie de M. Mugabe. »

Le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre kenyan Raila Odinga ont, eux aussi, préconisé, cette semaine, la démission du leader zimbabwéen. M. Odinga a même suggéré l’envoi de troupes étrangères au Zimbabwe pour régler la grave crise humanitaire dans le pays. Mais un porte-parole du leader tanzanien Jakaya Kikwete, président en exercice de l’Union africaine, a réitéré aujourd’hui que seul le dialogue et non une opération militaire peut apporter une solution aux problèmes du Zimbabwe.

La Chine aussi estime que la crise zimbabwéenne est une affaire interne. A Pékin, le porte-parole du ministère chinois de Affaires étrangères Liu Jiangchao a exprimé l’espoir que le Zimbabwe arrivera à former un gouvernement d’union nationale, tout en indiquant que la Chine pourrait envoyer prochainement de l’aide humanitaire à ce pays.

L’effondrement de l’économie et du système de santé zimbabwéen exacerbe l’épidémie de choléra qui a déjà fait près de 600 morts. L’Onu estime que le nombre total des cas de la maladie approche les 14.000. « Les infrastructures de santé du pays sont très faibles et il est très difficile de trouver des médicaments et du matériel médical. Les travailleurs du secteur de santé sont mal payés…et ils quittent leur emploi en raison de la dégradation constante des conditions socio-économiques », déplore Fadela Chaib, porte-parole de l’OMS.

Les agences onusiennes d’aide font également état d’une aggravation de la criminalité dans le pays. Situation qui se traduit par des actes de pillage, des vols et des agressions, dans certains cas contre les travailleurs humanitaires.

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