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RDC : l’annonce de renforts de troupes internationales accueillie avec scepticisme


Les rebelles du général déchu Laurent Nkunda se sont retirés d’Ishasha, une ville de l’Est de la RDC, mais ils contrôlent toujours une bonne partie du territoire, près de la frontière ougandaise. Le retrait des rebelles fait suite à la rencontre, samedi, entre Nkunda et l’ex président nigérian Olusegun Obasanjo, envoyé spécial de l’Onu dans la région.

La France, qui assure la présidence tournante de l’Union européenne, est favorable à l’envoi d’une mission militaire intérimaire en RDC. Bernard Kouchner, le ministre français des Affaires étrangères, a demande une réunion d’urgence des "27" à ce propos. L’initiative répond à l’appel du Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon, qui souhaite que cette force européenne soit déployée dans l’Est du pays, en attendant l’envoi du contingent de 3 000 casques bleus supplémentaires, approuvée récemment par le conseil de sécurité.

Pour Onesphore Sematumba du Paul Institute, un groupe de réflexion basé à Goma, l’envoi de renforts de troupes internationales ne résoudra pas le problème de fond. « C’est comme si l’on en comprenait pas que nous sommes maintenant dans une région orientale de la République démocratique du Congo où il y a presque plus de militaires stables que de populations civiles instables », déplore M. Sematumba. La formule des renforts a été utilisée par le gouvernement, en vain, souligne-t-il.

M. Sematumba s’étonnent de l’avis de ceux qui disent la Mission de l’Onu en RDC (Monuc), malgré ses 17 500 Casques bleus, est dépassée par la situation. Pour Onesphore Sematumba, les multiples initiatives ne sont pas coordonnées. « Maintenant, nous allons d’initiatives en initiatives, de projets en projets, comme si vraiment personne n’avait une vision à moyen terme pour l’avenir et la paix dans cette partie de la République démocratique du Congo », a-t-il expliqué.

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