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Sida: des politiques souples sont nécessaires pour mener la lutte avec succès


Pour combattre le VIH Sida, il est souhaitable de se doter de politiques souples, adaptées aux conditions de chaque pays, notamment en matière de prévention » C’est ce qui ressort de la toute dernière étude d’ONUSIDA. Sa publication coincide avec le vingtième anniversaire de la Journée anti sida, ce lundi 1er décembre.

Les chiffres sont toujours atterrants : on estime qu’actuellement, 33 millions de personnes, de par le monde, sont porteuses du virus du sida. Mais depuis 2001, le nombre de nouveaux sujets contaminés diminue. par ailleurs, davantage de malades reçoivent maintenant un traitement aux anti-rétroviraux et vivent plus longtemps.

Cela dit, les pays ayant un fort taux de prévalence sida doivent faire preuve de souplesse pour combattre cette pandémie, notamment en matière de prévention, car ce fléau risque d’évoluer au fil des ans. Certains pays, par exemple, ne ciblent pas certaines des catégories les plus vulnérables, - notamment les toxicomanes qui utilisent des seringues pour prendre de la drogue, ou encore les homosexuels.

"Le message à faire passer, c’est que les programmes de prévention doivent être adaptés aux conditions particulières de chaque pays…Un tel message est compris par certains pays, comme la Namibie, par exemple," fait observer Karen Stanecki, conseillère auprès d’ONUSIDA à Genève. Ils ont mis en place diverses stratégies et on assiste, désormais, à une diminution des cas de sida chez les jeunes. Ces derniers retardent l’âge auquel ils commencent à avoir des rapports sexuels.. Ils ont moins de partenaires et font un usage plus fréquent des préservatifs.La crise financière à laquelle on assiste, en ce moment, au niveau international, risque de poser de nouveaux défis pour les pays démunis. Mais de l’avis des experts, faire des économies dans la lutte anti sida serait une erreur- elle laisserait le monde moins bien armé, à l’avenir, pour combattre la pandémie du sida…

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