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Migrations et développement: les problèmes de fond restent posés selon les ONG


La deuxième conférence euro-africaine sur les migrations s’est conclue hier, à Paris, par l’adoption d’un « programme de coopération triennal consensuel, visant à encadrer la migration légale, contrecarrer l’immigration illégale et organiser le développement solidaire. » Parmi les mesures prises à Paris : la lutte contre la fraude documentaire par le recours à l’informatique et la biométrie.

Pour les ONG africaines de développement, le problème de fond reste posé. « En vérité, on a proposé une solution policière à un problème politique ; la migration est un problème de développement », explique Mignagne Diouf du Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (CONGAD), à Dakar. Pour M. Diouf, tous les moyens qui seront mis en œuvre ne pourront pas empêcher les jeunes Africains de partir vers les pays occidentaux pour échapper à la misère et la violence. Le problème de fond reste de « le gap de développement » entre le Nord et le Sud, martèle-t-il.

Dénonçant « un consensus de façade » entre les pays africains et européens sur le dossier de l’immigration, M. Diouf prédit que dans quelques mois, les mêmes acteurs se retrouveront pour constater que les problèmes subsistent. Mignane Diou a dénoncé « l’hypocrisie de l’Occident » qui, dit-il, parle de mondialisation et libre circulation des capitaux et des marchandises, mais interdit le mouvement des personnes.

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