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Citigroup, sauvé de la faillite grâce au plan Paulson


Citigroup, le géant du secteur bancaire, va recevoir une injection de 20 milliards de dollars dans son capital, des fonds pris sur le plan Paulson, c’est à dire l’enveloppe initiale de 700 milliards de dollars mise à la disposition du secrétaire américain au Trésor pour renflouer le secteur financier, mis à mal par la crise du secteur immobilier.

Il y a quelques semaines, Washington avait déjà procédé à une première injection de 25 milliards de dollars dans le capital de l’ancien numéro un du secteur bancaire aux États-Unis. Mais cela n’a pas été suffisant et ce week-end, le Trésor américain, reconnaissant que Citigroup pourrait faire faillite en l’absence d’une nouvelle aide, a débloqué 20 milliards de plus. De surcroît, l’administration Bush va garantir 306 milliards de dollars de créances en souffrance de Citigroup. En échange, la banque versera au gouvernement 27 milliards de dollars d’actions.

Citigroup est présente dans plus d’une centaine de pays et les experts avaient averti qu’une faillite du géant bancaire exacerberait la crise financière.

Il se pourrait d’ailleurs, a déclaré le président George Bush, que l’administration prenne des décisions similaires dans les semaines à venir, toujours dans le cadre des initiatives pour empêcher une déroute totale du secteur financier.

M. Bush s’exprimait aujourd’hui, au terme d’entretiens avec M. Paulson ici à Washington, alors que Wall Street saluait le sauvetage de Citigroup en s’envolant.

Si Citigroup évite ainsi la faillite, il faut s’attendre à d’autres problèmes parmi les banques américaines, averti John Williams, analyste à la banque Macquarie Capital de New York, notamment au niveau des cartes de crédit, un nombre croissant d’Américains peinant à régler leurs échéances mensuelles régulièrement. Selon M. Williams, les chiffres ne mentent pas.

« Les arriérés de paiement sont un reflet de ce que les gens font actuellement. C’est un indice utile concernant l’avenir » explique l’analyste, ajoutant que le secteur s’attend à une détérioration des taux de remboursement des emprunts sur cartes de crédit. Ces taux sont à leur niveau le plus bas en cinq ans, souligne M. Williams.

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