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Obama compte donner priorité à  l’économie dès son investiture


Le président élu Barack Obama n’a pas participé au sommet du G20 ici à Washington mais il a multiplié les déclarations sur l’économie.

S’exprimant à l’occasion de l’allocution radiodiffusée hebdomadaire du parti démocrate, le président élu Barack Obama a insisté sur la nécessité de relancer sans attendre l’économie américaine.

« On ne peut pas se permettre d’attendre pour fournir une aide aux plus d’un million d’Américains qui n’auront plus d’allocations chômage d’ici à la fin de l’année. Si le Congrès n’adopte pas un programme immédiat pour donner à l’économie le coup de pouce dont elle a besoin, j’en ferai ma priorité des priorités une fois à la Maison-Blanche », a dit M. Obama.

Si la crise présente des défis difficiles, a-t-il ajouté, elle offre également une chance de régler des problèmes à long terme, et de créer de nouveaux emplois.

Dimanche soir, à l’occasion d’une interview avec le programme « 60 Minutes » de la chaîne de télévision CBS, M. Obama a affirmé avoir passé ses journées, depuis son élection le 4 novembre, à préparer son programme de stabilisation de l’économie américaine. Il sera plus important de sortir le pays de la récession que de tenter d’équilibrer le budget fédéral, a-t-il fait valoir. Mais il faut également rétablir la confiance dans les marchés financiers pour permettre à l’économie de reprendre.

« Nous allons dépenser de l’argent pour stimuler l’économie. Et nous ne devrions pas nous inquiéter du déficit en 2009 ou même en 2010. Le plus important, c’est d’éviter que la récession s’accentue » a dit M. Obama.

Parmi les priorités du nouveau président: les propriétaires qui risquent de perdre leurs logis. Le gouvernement devrait mettre en place un système de négociations entre les banques et les emprunteurs pour aider les Américains qui ne peuvent plus assumer leurs hypothèques, a-t-il dit.

Le Congrès, qui est dominé par les démocrates, pousse à l'adoption, avant même l'investiture de M. Obama, du deuxième plan de relance économique de l’année. Un plan qui prévoit notamment des investissements dans les infrastructures et des aides aux propriétaires incapables de rembourser leurs emprunts immobiliers. La Chambre des représentants a voté le mois dernier un plan de 61 milliards de dollars, mais le Sénat ne l'a pas adopté, les démocrates n’ayant pu forger un compromis avec les républicains, et le président George Bush s'y étant opposé.

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