Liens d'accessibilité

Les dirigeants du secteur automobile, au Congrès pour réclamer des appuis supplémentaires


Les représentants de l’industrie automobile, mise à mal par les crises financière et économique, sont au Congrès pour tenter de convaincre les parlementaires d’accorder une aide spéciale à leur secteur, mis à mal par la crise financière et économique. General Motors notamment brandit la menace de sa faillite, qui pourrait faire disparaître des centaines de milliers d’emplois, y compris ceux des petits équipementiers qui dépendent du géant de l’automobile.

Mais les démocrates et les républicains s’opposent sur l’utilisation du programme de sauvetage du secteur financier facilité par le secrétaire au Trésor Henry Paulson pour sauver les « trois géants », GM, Ford et Chrysler, en leur allouant les 25 milliards de dollars supplémentaires qu’ils réclament pour renflouer leurs caisses.

Si les démocrates sont prêts à leur fournir cette enveloppe, les républicains, pour qui l'État doit limiter sa présence sur le libre marché, sont nombreux à douter de la capacité de survie d'une entreprise comme GM, même avec l'injection de fonds fédéraux supplémentaires. Ils estiment également que cet argent viendrait à récompenser la direction de ces entreprises pour leur mauvaise gestion.

« Je ne suis pas en faveur d’un chèque en blanc du gouvernement pour l’industrie de l’automobile. Je veux m’assurer qu’on ne gaspille pas encore les deniers publics » a expliqué en substance le sénateur républicain Chris Bond du Missouri.

De son côté, l’administration Bush a suggéré que les fabricants de voitures assainissent leurs finances pour pouvoir profiter des 25 milliards de dollars de prêts déjà attribués au secteur automobile pour lui permettre de développer des modèles plus écologiques.

Le secteur automobile pèse lourd puisqu’il représente un cinquième de l’économie américaine.

XS
SM
MD
LG